05-juil.-2009

Beau dimanche...

Personne. Pas de ciment‚ pas de visite‚ pas de livraison‚ pas de demande‚ pas de sous à sortir... Rien.

Tant qu’on n’aura pas fini l’étage‚ on dormira dans les divans-lits du salon. Avec pour conséquence que tout qui passe devant le portail peut voir par les fenêtres. Et savoir -- et voir-- qu’on dort encore à 7 heures et demie... Dingue ! Eux qui commencnt déjà à travailler à cette heure-là... Vu que le soleil est fort supportable à ce moment‚ et pour les deux heures suivantes.
Bref‚ en semaine‚ il est hors de question de ne pas être levé à 7 heures. Insomnie‚ raclette ou vadrouille nocturne pour cause de pluie ou pas.

Beau dimanche‚ donc. Le booster fonctionne et on en profite pour se coller sur l’émission Web de la RTBf. Choix musical impeccable. Surtout celle de leur nuit à eux qui commence‚ pour nous‚ à 4 heures de l’aprème. Musique‚ pas de pub‚ sauf la minute avant les infos.
(Tiens... quelqu’un sait comment on trouve le nom de ce qui pase ? On dirait du Jean Leloup que j’aurais jamais entendu ?)

Roberto‚ de retour de Vallarta hier soir‚ nous a apporté trois des quatre ventilateurs qu’on lui a commandés. Ce matin‚ on en installe un dans la cuisine‚ l’autre dans l’atelier. Pas évident. Ils sont pas chers‚ et on a bien l’impression que c’est parce qu’ils n’ont pas toutes leurs pièces‚ notamment celle qui permet de les accrocher au plafond :-)

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La mer‚ ces jours-ci‚ semble s’être calmée. Elle a rapporté du sable au bas de l’escalier‚ et on peut aller la voir de près. Entrer dedans et taquiner les vagues les moins méchantes. C’est ce qu’on a fait après nos installations.

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Beau dimanche‚ donc.
On a bronzé un peu.
Après tout ça‚ Gilles est allé s’acheter du jus et du Coca... et voir si son charme opérait sur les petites vendeuses du Minimercado Pacifico et si elles voulaient bien lui passer en douce une bouteille de whisky... Gagné malgré l’interdiction vallant jusqu’à minuit !
Je le bois comme il le faut boire sous les tropiques : glace et... soda en bombonne (merci Josette -- et merci Antonin et Paulo). J’ai l’impression de rendre hommage à mon père. Et aux coloniaux un peu… aussi :-)
And and say to myself... What a wonderfull world... (C’est ce que dit la RTBf)...

Calderon prend une culotte‚ on dirait.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/200907/05/01-881408-legislatives-au-mexique-terrasse-par-la-violence-la-crise-et-la-grippe.php

Coucher de soleil ?



Allez‚ au souper. Filets d’un poisson dont je n’arrive pas à retenir le nom‚ purée et petits légumes.

Rappelez-moi de vous parler de Martin et de Carmelita.

04-juil.-2009

Régime sec

Demain‚ c’est les élections.
La vente d’alcool est interdite pour deux jours.

01-juil.-2009

Comment j’ai fait ?

Pour casser ma touche virgule ?
J’en ai trouvé une autre‚ cachée sous option-maj-j... Pas évident !
Comme c’est aussi la touche fausse-apostrophe-crotte-de-mouche‚ c’est un peu tant mieux : je ne peux plus taper que de vraies apostrophes !

Et comment j’ai fait pour bloquer mon cellulaire de façon à ce qu’il ne me permette plus que d’appeler des cellulaires mexicains ? Fouille-moi !
J’en ai acheté un autre aujourd’hui à San Blas‚ mais je n’avais pas le droit de garder le même numéro.
Voici le nouveau : 52 1 327 104 2588.
Et si ça se trouve‚ j’en changerai encore‚ s’il s’avère que ça me coûte moins cher d’avoir un numéro de la région de Guadalajara pour appeler avec Rebtel.

30-juin-2009

On rebaptise

Comme je suis devenue Ana, que Gilles est Gil, Théo sera Teo.
Le chaton qu'on nous propose, on sait pas encore. Faudra voir sa face...
On a comme fait une croix sur l'espoir de revoir Lafrite. Et si elle revient, il faudra qu'elle accepte ses nouveaux amis !

Gilles avait adopté un crabe, cet après-midi. Installé dans le seau à vadrouille, accroché sur une éponge restée dans un fond d'eau. Raymond. Mais j'ai déposé l'éponge sur le muret qui nous sépare de l'hotel Marbo, en espérant que Raymond aille rejoindre ses camarades crabes rouges en bas du mur. Mur sur lequel j'ai aperçu notre iguane, hier. Je l'ai appelé « th th th !», mais il m'a regardée et a continué son chemin. Il est peut-être gêné d'avoir mangé Lafrite ?
(Sérieusement, d'après Roberto, elle vit plus loin, après le Marbo... mais où ?)

La mer, devant chez nous, est impraticable pour le moment. Trop forte, pas de plage, des rochers et des gravats de l'ancien malecon. On s'assied dans l'escalier, et on attend que les vagues viennent nous frapper. Bain tourbillon en s'accrochant aux barreaux qui un jour servirent de cadre de porte. On va à la plage d'Aticama, que seul Teo apprécie.
C'est vraiment un chien d'eau ! Il nage comme un poisson ! Et quand il n'a pas la mer, ce sont les trous d'eau que les pluies laissent au matin, ou... mon bassin de lavage (on n'a pas encore acheté de machine) qui lui permettent de s'ébattre. À choisir, je préfère mon bassin de lavage... parce que, quand il sort des trous d'eau boueuse, c'est un désastre !

Cette maison immense, où on entre comme dans un moulin (sans ôter ses chaussures -- la vadrouille travaille fort !), entourée de restants de chantier innondés chaque nuit, sera sans doute un jour un hâvre de paix.
Pour l'instant, entre Roberto qui débarque dans mon salon-chambre à coucher où je dors encore à 6 heures et demie du matin, les gars des moustiquaires qui finissent à 8 heures du soir, Pancho qui fait la céramique d'en haut avec Tony, Luis qui débarque pour voir si les portes et les fenêtres sont vraiment si mal faites-mal étanches-mal peintes- si cochonnées que ça, Isaïe, le fils de Roberto, qui chante à tue-tête comme une planche à repasser, et tout ce beau monde qui « bouette » tout, se sert dans le frigo, pique les clés de la voiture pour aller à San Blas... Ben... Ça commence à bien faire.
Ma vertu première (et seule) a beau être la patience, je vivrais bien quelques jours sans visites.

J'ai bien tenté de m'enfuir, hier, mais je maîtrise mal la moto. Badaboum. Une belle pelle sur le gravier ! Rien de grave, à part un peu d'orgeuil froissé.

J'étais allé à Tepic avec John-le-voisin, la semaine dernière, voir si je pouvais faire réparer les lunettes de Gilles. Trouvé l'hôpital des lunettes, fait resouder la monture d'un des verres... L'autre a sauté hier...
J'ai rencontré aussi le dentiste de John, et son prothésiste. J'irai faire des radios la prochaine fois, on verra si je peux faire faire des implants (8, ils ont compté), et à quel prix. John me rassure : ça ne fait pas si mal que ça, lagreffe d'os !
On a fini notre promenade en allant se manger un fameux poisson. Et « Pourtant, que la montagne est belle », mon refrain favori qu'il m'a fallu près de 40 ans pour apprécier, sur le chemin du retour.

23-juin-2009

Il pleut dans ma maison [air connu]

Voilà Andres, la première tempête tropicale de la saison :
http://www.wunderground.com/tropical/tracking/ep200902_sat.html#a_topad



Et comme les portes et les fenêtres d'en haut ne sont pas encore étanches, il pleut... et puis ça coule en bas.

Avant :



Après :

20-juin-2009

En images

On pensait que c'était fini, l'enfer de la boue, du ciment, de la bétonneuse...



Plus de porte...



L'escalier, peint juste avant notre départ, et plein de rouille :-)



Vues de l'étage. La céramique avance, et c'est pas moi qui la fais.



19-juin-2009

Tant de choses...

D'abord, Théo. Bébé labrador de trois mois, qu'on a depuis deux jours. Seul blond d'une famille de labradors chocolat, il en a quelques taches disposées aussi harmonieusement que discrètement.
Sage comme une image, obéissant, et qui vole, comme tout bon chiot bien constitué, les chaussures pour les amener au milieu du terrain...



Bon, on n'avait pas prévu qu'il soit couvert de tiques...
Mais c'est un plaisir de prendre sa douche avec lui et de le savonner deux fois par jour au savon anti-parasites ! Il a d'ailleurs élu la salle de bains comme chambre à coucher, et... comme lieu de repli en cas de danger. C'est là qu'on l'a retrouvé, hier soir, pendant un orage mémorable où l'eau rentrait de partout (mais principalement des fenêtres pas encore placées à l'étage... on attend... mañana ?), dans la salle de bains, donc, où il s'était réfugié après avoir machouillé puis sectionné le cable d'alimentation de mon Mac. Les 12 volts dans la bouche l'ont surpris, il a sauté, et ramassé le mac sur la tête. Kaï !

Nuit d'enfer, donc... Ça a commencé par un vent à écorner les palmiers, puis une pluie tombant à l'horizontale. Pas plus grave que ça --un coup de vadrouille sur la céramique, et il n'y paraîtrait plus-- si on n'avait pas commencé à placer la céramique de l'étage en commençant par les terrasses... la gravité faisant le reste, les pièces étaient innondées, mon modem, mon routeur aussi, et menaçait de descendre par l'escalier en colimaçon... sans parler de l'antenne placée stratégiquement au bord de l'eau (où il n'y a pas de palmier pour lui masquer la vue) et dont le trépied commençait à s'enfoncer dangereusement dans le sol pas encore compacté du malecon.

Avec ça que Roberto avait choisi sa journée pour creuser l'emplacement de la nouvelle fosse septique. Ce matin, on aurait pu choisir d'en faire plutôt une piscine !

Et que Lili avait choisi sa soirée pour venir dormir chez nous avec son Gordo qui touche à tout, met de la plasticine dans le lecteur de CD, ne dit toujours pas un mot et ne dort toujours pas.

Bref, vadrouille et raclette jusqu'à deux heures du mat', et vague dodo moite sans ventilateur pour cause de plus d'électricité.

On avait passé la journée à Tepic, pour y faire des courses indispensables et fuir un peu l'enfer de la pelleteuse. On avait emmené Théo, qu'on a fait voir par un vet' en vitesse.
Air climatisé obligatoire en voiture, à Tepic : il faisait 43 degrés dehors !
Toutes les courses au WalMart, pour concentrer les efforts. Une foreuse, une étagère, un microondes, des trucs, des machins, de l'insecticide à termites qui avaient déjà commencé à dévorer les livres qu'on avait laissés ici (demain, certains feront un beau feu), à manger aussi, accessoirement...

Aujourd'hui, on a fait avec John-le-voisin des tests du booster de wi-fi afin d'avoir le meiller signal du camping Miramar à l'autre bout de la baie. Impeccable ! Sauf que... il faut qu'ils songent à rallumer leur modem après une panne d'électricité ! Bref, plus d'antenne (je la placerai demain sur le toit), pas de Miramar. Privés d'Internet. Bon, j'écris quand-même, je prends de l'avance. Un petit copié-collé demain, et le tour sera joué !

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Mise à jour :
J'ai placé l'antenne sur le toit en trafiquant un peu les pièces du trépied, et les fenêtres ont été placées en prévision de la tempête tropicale qu'on attendait ce soir. On dirait qu'elle est passée au large : gros vents, un peu de pluie, et mer si forte que la porte en fer du malecon est allée se promener on ne sait où.

14-juin-2009

Le retour à Los Cocos

Il fait si chaud !
Normalement, j'aime ça, la touffeur, ce sentiment qu'il faut à tout prix changer de mode de fonctionnement, avoir le geste plus lent, plus long; laisser tomber les normes, l'urgence, et puis la veste.
Mais là ! Il va nous falloir une bonne semaine pour se réacclimater !
Surtout que nos deux mois à Montréal n'avaient rien pour nous habituer à la chaleur...

On a commencé par rendre la maison à peu près habitable (Gilles a dû ranger ses velléités de perfections dans le placard... Ça n'a pris que 48 heures, il s'améliore), les modules de cuisine sont en place, les fauteuils Ikea sont montés. On peut manger, boire, dormir, prendre une douche, faire la vaisselle, écouter de la musique (on a emporté tous les CD), aller se baigner dans la mer (j'ai voulu ouvrir le cadenas de la grille qui nous en sépare : la moitié de la clé m'est restée dans la main - Robertoooo ! Ta pince monseigneur !!!) et j'ai récupéré ce matin mon antenne chez le voisin. Passons aux choses sérieuses.

J'ai 200 mètres carrés de céramique à placer avant les pluies (j'ai demandé de l'aide), houspiller Roberto pour qu'il installe la deuxième fosse septique, puis placer le drain pour l'eau de pluie, et pour finir (avec lui) égaliser le terrain pour y faire un jardin; houspiller aussi Luis qui fait les portes et les fenêtres, commander les moustiquaires aux vitriers (une compagnie fait les portes, une autre place les vitres), puis payer tout ce beau monde...

Après, il faut trouver une porte pour la salle de bains (les menuisier se prennent pour des orfèvres, ici !); le drap de lit tendu dans l'ouverture, ça fait pas trop discret; trouver LA machine à laver qui «fittera» dans l'espace du comptoir en ciment qui lui est réservé; et puis trouver les meubles qui auront à occuper tout cet espace. Un lit, des fauteuils, des bibliothèques,... pour l'instant, tout traîne à terre, les vêtement sont dans les caissons qu'on a utilisés pour transporter notre barda, les livres sont en piles sur la table de travail... inutilisable, du coup. Bref, c'est comme après un déménagement dont deux des trois camions se seraient perdus en route :-)

Au moins, on a replacé notre enseigne « bienvenidos, mi casa es su casa ». C'est le principal (malgré que Christina la voisine m'a bien encore répété que jamais-jamais-jamais il ne faut laisser un Mexicain prendre ses aises chez soi.)

Pas de nouvelles de Lafrite. Mais, après un voyage à San Blas cet après-midi, il manquait beaucoup de croc-croc dans le bol laissé dehors. On se cherche un bébé labrador. Elle a intérêt à revenir vite, si elle veut lui montrer qui est le boss ici !
Pour aller à San Blas et en revenir, Gilles a voulu essayer le chemin « alternatif », celui qui passe par la plage (20km, tout de même !) avec son X-Trail. Convaincant !!!

Faites-moi penser à vous raconter notre passage à la frontière mexicaine, puis la nuit au Holliday Inn de Monterrey, et l'autre à Lagos de Moreno.

07-juin-2009

Tennessee, Arkansas

On s'est levés tard. Un petit déjeuner infect (beignes et café pipi de chat) et on repart. But de la journée : Little Rock, Arkansas.

Rien de bien passionnant. En traversant la rivière Hatchi, on éternue; et en traversant le pont du Mississipi, il fait 32 degrés. Arrivés à Little Rock, 35.

Cette fin d'après-midi, je fume à côté de la porte de ma chambre de motel. Un Noir immense, âgé de 18 ans maximum, me demande s'il peut utiliser ma salle de bains. Il est en autobus, il y a une file de 20 personnes pour les toilettes prévues pour eux, et... c'est urgent.
Oui, que je lui dis.
Cinq minutes plus tard, il ressort, soulagé.

Quand je passe au lobby, un peu après, pour demander le mot de passe de leur connexion Internet, le gérant me tance : « Je vous ai vue laisser un inconnu entrer dans votre chambre. C'est mal. Ne faites jamais ça. »

Je n'aimerais pas vivre dans un pays où il faut constamment se méfier de son prochain.
(En passant, on dirait que tous les motels sont tenus par des Pakistanais, dans la région. )

On s'en est allés souper dans un resto du coin. Le choix n'est pas compliqué : on élimine le MacDo, le Burger King, le Alby's, le Waffle-je ne sais quoi et on prend ce qui reste, qui n'a pas l'air d'une chaîne.
Ce soir, c'était le « Chico ». On a refait connaissance avec les frijoles, les tamales, les fajitas et la salsa. Et avec notre espagnol.

06-juin-2009

Bowling Green, Kentucky

Rien à signaler, à part qu'on a reculé d'une heure...

Alors, histoire d'alimenter, j'ai importé dans ce blogue-ci les articles du blogue « secret », pour ceux qui n'y avaient pas eu accès. Les quelques articles insérés sont disséminés entre novembre et mars.

05-juin-2009

C'est reparti !

On a traîné un peu...
On n'est pas partis le premier juin parce que... je ne me souviens plus. Pas le deux non plus pour une autre raison. Puis, pas le trois --ça je me souviens-- parce qu'on a décidé d'aller acheter un «booster» de wi-fi chez Cellextreme à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Paqueter le char» ne fut pas une mince affaire ! Quatre fauteuils démontés sur le toit, huit caissons de plastique pleins à ras bord de matériel de peinture (à l'huile!), ou de dessin, des trucs qu'on ne voulait pas abandonner, mon cerf-volant, l'antenne à wi-fi, les vêtements, une guitare (pas deux !) un ampli, une étagèer, un chevalet,...

Ouf ! On a l'air de Turcs de Belgique partant dans la famille d'Anatolie, ou de Mexicains rentrant au pays. Ben, ça tombe bien, c'est un peu ça qu'on est :-)

On est partis tard, donc. Et Gilles dit que si on roule trop le premier jour, « on se brûle »...
C'est lui qui conduit, c'est lui qui décide.
Cinq heures de route, donc, pour arriver au bord du Lac Ontario, sur la Baie de Quinte, plutôt, à Bayside. Un petit motel sans prétention, sur une rive charmante. On s'y est fait plein de petits amis :









Et... dodo à 9 heures !
Parfait, ça a permis de prendre très tôt la route. À 7 heures, on roulait.

Qu'elle est plate, sans intérêt, cette route qui longe la rive nord du Lac Ontario ! Et après Toronto (9-10 heures, ses bouchons...), vers Windsor ! On devait se pincer pour rester éveillés tant c'est morne !

Enfin, vers deux heures de l'après-midi, on arrive à la frontière. De quoi nous réveiller ? À peine.
On sentait bien que le douanier avait fort envie de fouiller ce véhicule plein comme un oeuf... Mais on sentait bien, aussi, que sa pause était proche et qu'entre emmerder un couple belgo-canadien ou aller se reposer, son cœur balançait.
Fort heureusement pour nous, il a opté pour la paresse !
Et comme mon visa obtenu de peine et de misère en mars dernier à la frontière mexicaine était encore valide, on est passés comme... un paquet à la poste.

Le Michigan, puis l'Ohio où on arrête faire des courses, et voilà déjà presque 4 heures, le temps de commencer à se trouver où dormir. Roule, roule... On opte pour Lima. Le premier motel annoncé est introuvable et on risque la panne d'essence. (C'est que ça consomme un max, un char chargé comme ça ! Et puis, ça a un tout petit réservoir, ce X-Trail...). On fait un pein, on repart, on essaie le motel suivant... Au secours !
Ça pue, c'est crasseux. La tenancière ressemble à une sorcière.

On passe au suivant, à quelques mètre. Parfait. Enfin... si on exclut les deux gros Noirs couverts de chaines en or comme voisins d'un côté et le trucker à t-shirt Harley de l'autre.

Ça ira. On mange nos provisions, relaxe... Je sens que la soirée ne sera pas longue.

16-mai-2009

Des nouvelles

Tout va bien. La rougeur régresse.

12-mai-2009

Pinpon, encore

Bon, on aura passé notre séjour à expliquer aux paranos que le Nayarit était exempt de A(H1N1), à lever les yeux au ciel quand notre vis-à-vis faisait deux pas en arrière en apprenant qu'on revenait du Mexique, à tousser en parlant espagnol pour se faire de la place dans les files d'attente. Et à rigoler de la chanson postée par Anne-Catherine : http://www.myspace.com/atomicos

Ben, ça suffisait pas à faire de nous de vrais parias. On a trouvé mieux.
Dimanche, Gilles revient de la campagne un peu fiévreux. Il aurait pris froid. Faut dire qu'il faisait glacial.
Lundi, il frissonne, reste au lit, en resort... Semble aller mieux...
C'est pas la A(H1N1), vu qu'elle ne met que 7 jours à sortir.
Une bête grippe, qu'on se dit.

Mais voilà que ce matin, il me montre sa jambe :



Hum, que je me dis.
Puis il me dit que les draps et l'édredon étaient trempés autour de lui, ce matin.

Hum hum.
Rougeur + fièvre = bactérie... Enfin, je crois !

Erysipèle ? Cellulite ? Fasciite ?
Ou, si la fièvre est due à un bête rhume, phlébite ?
En tout cas, ça demande un avis plus sérieux que le mien. Et plus que ma prescription habituelle : mépris et patience.

Je poste la photo sur un forum médical Usenet, sans grand espoir.

J'appelle son doc : pas libre avant demain.
La clinique d'urgence où il travaille : complet aujourd'hui.
Je compose le 811, Infosanté, où une infirmière à qui je décris les symptomes me conseille de consulter aujourd'hui (ça, j'avais déjà décidé -- je me demandais juste si c'était généraliste ou urgence de l'hosto)

Bon, ben alors on appelle Marie-Josée, notre proprio qui loue la bagnole en même temps que l'appartement.
Direction la clinique sans rendez-vous sur Mont-Royal.
Complet aussi.
La secrétaire renvoie sur la rue Papineau, une autre clinique.

À son arrivée, 28 patients attendent déjà un médecin pas encore arrivé.
Prenez un numéro, et revenez dans quatre heures...

Il aurait du tousser fort en disant qu'il arrivait du Mexique, la salle se serait vidée.

Ce qu'il y a de bien, avec Gilles dans une salle d'attente, c'est qu'on se retrouve toujours avec une galerie de personnages tous plus déprimants que les autres :
http://pages.videotron.com/anguille/images_d_attente/index.htm

Dans l'après-midi, une réponse sur le forum : « va à l'urgence ».
Trop tard, il est dans sa salle d'attente. Ou trop tôt.
Aller à l'urgence de l'hosto à Montréal avec juste une rougeur sur la jambe sans requête d'un médecin, c'est une nuit assurée sur une chaise de salle d'attente.

Six heures plus tard, un diagnostic, enfin : cellulite.
J'avais une préférence pour érysipèle, moi... Pas si loin.
Mais bactérie, j'avais raison.

Antibiotiques toutes les 6 heures, surveillance de l'étendue de la plaie (un trait de feutre l'a délimitée à sa taille d'aujourd'hui). Si ça s'étend, direction l'urgence de l'hôpital.

Voilà voilà.
C'est dans la même famille que la bactérie mangeuse de chair, mais c'est pas ça. C'est pas si grave. Ça va passer avec les antibios. C'est même assez fréquent.
Et c'est pas contagieux !

Mais allez expliquer ça quand on revient d'un pays aussi dangereux que le Mexique :-)))

Demain midi, Antonin revient à Montréal.
Yé !

Il reste juste à vider l'entrepôt de nos meubles, bébelles, machins, archives, vêtements d'hiver.... et on peut repartir dans notre valeureux nouveau XTrail dont on prend livraison jeudi !
(Ben oui, on a changé d'avis, on le vend, le camper !)

Préparez vos mouchoirs...

C'est le titre que je me proposais de mettre.
Mais j'osais pas trop faire un article triste.

Alors je ne le disais pas, que La Frite avait disparu depuis un mois.
J'en rêvais toutes les nuits.
Mangée par Yvan ?
Noyée ?
Écrasée sur la route ?
Enfermée dans sa garde-robe préférée d'une maison désormais abandonnée ?

T'es où ?

J'ai placé des annonces de recherche sur des sites mexicains, qui m'on valu une avalanche de spam...

Et puis, cette nuit, lors d'une de mes insomnies, j'ai ouvert mon ordi, comme d'habitude dans ces cas-là, et Roberto me disait : « el sabado salio la patata frita pero no sedejo agarrar pero esta bien fue solo a comer pienso que la estrña a usted ».
Traduction aussi approximative que l'orthographe de Roberto : « Samedi, La Frite est sortie, mais je n'ai pas réussi à la prendre, mais elle va bien, elle est seulement venue manger, je crois qu'elle vous cherche. »

Cette chatte est une pétasse !

26-avr.-2009

Promenades

Rue Saint-Laurent, vendredi, ces bancs publics du quartier portugais :







Dans le vieux port, samedi, par un presque jour d'été :





23-avr.-2009

Arthur, où t'as mis le corps ?

Air connu :
- Ben je sais pus où je l'ai foutu, les mecs.

- Arthur réfléchis non de delà! Ça une certaine importance.

- Ce que je sais, c'est qu'il est mort, ça les gars je vous le garantis,

Mais bon sang c'est trop fort je me rappelle pus où ce que je l'ai mis!*

Nous, on l'a trouvé, ce midi sur la Place d'Armes, à côté de Notre-Dame.
Il traînait là, dans un trou...



Mon journal m’éclaire : c’est pas le corps d'Arthur :
Des ouvriers ont mis au jour hier des ossements humains sous le parvis de la basilique Notre-Dame. Ces sépultures datent du Régime français: un cimetière existait à cette époque le long de l'ancienne basilique, inaugurée en 1683 et démolie en 1830.

http://www.cyberpresse.ca/sciences/decouvertes/200904/23/01-849541-dautres-ossements-sous-le-parvis-de-notre-dame.php

Il a dû être saisi, le terrassier !

*http://www.frmusique.ru/texts/v/vian_boris/arthuroutasmislecorps.htm

19-avr.-2009

Bons péchés, mauvais péchés

Je ne voulais pas lancer de polémique sur l'usage du tabac.
Je m'étonnais seulement que, il y a un an, on montrait les cigarettes et on cachait l'alcool; et qu'aujourd'hui, c'est l'inverse. Que le bien et le mal étaient éminemment volatils.
Le tout agrémenté de religion écolo-sanitaire... et révisionniste, si on en croit le commentaire d'Armelle.
Mais c'est pas nouveau, le révisionnisme.
Malraux sans sa clope, ça date de 1996. Sartre, en 2005.

18-avr.-2009

Un hapax

Corrigeons Google qui répond à ma requête par « Aucun résultat trouvé pour "je n'aime pas le cirque du soleil" »
Voilà, ce sera corrigé dès que cet article sera publié :-)

Ça ne changera rien au fait que je suis toute seule (à le dire ?), mais bon... ça fait du bien.

Ces quelques jours...

Ces quelques jours qui séparent l'hiver montréalais de l'été s'appellent le printemps.
Ça dure une où deux semaines où l'on voit se côtoyer dans la rue les bottes fourrées et les sandales, les manteaux Kanuk et les dos nus, où l'on aperçoit des gens se dorer au soleil en tenue fort légère à deux pas des montagnes de neige sale poussées par les « charrues » tout le long de l'hiver. Les bourgeons sortent, et, en quelques jours, paf ! c'est l'été.
Bientôt, on n'y pensera plus, à cet hiver. Jusqu'au prochain.

J'ai exploré le supermarché du quartier chinois, au coin de Saint-Urbain et René-Lévesque, ce matin. C'est, comme qui dirait, marqué cuturellement: au rayon boucherie, des emballages de pattes de poulet ou de pieds de porc en format famillial.

Autre sujet d'étonnement, l'ampleur qu'a pris, en un an, l'économie écolo : des rayons entiers de « bio » (qui en portent le nom, en tout cas, faute de réglementation), d'équitable; un rayon boucherie « sans antibiotiques »... Et puis la quasi-disparition des sacs en plastique, en si peu de temps.

Il y a si peu encore, je bataillais avec ma SAQ pour pouvoir transporter mes bouteilles de bière dans mon petit panier Stella des années 60. Il me l'emballaient dans un sac.
Aujourd'hui, plus rien. Même pas leur fameux sac brun. Si on a oublié d'emporter son caddie ou
son cabas, on offre au regard des passants la vision de notre vice, et même à combien il s'élève.

Difficile de passer devant un « quêteux » l'air de rien, avec trois bouteilles de mousseux à nu, sous le bras !

Voilà passée notre Régie des Alcools de curé de l'abstinence apparente à curé de l'écolo...

Quant aux autres curés, ceux du lobby anti-tabac, ils ont réussi à transformer les comptoirs de dépanneurs en grand écran blanc derrière lesquels sont cachés ces produits si dangereux mais si payants. C'est tristounet, ces étalages qui ont perdu leurs belles couleurs ! Faudrait développer un concept de projection d'images de coy-boys sur ces écrans, maintenant :-)

Si mon paysage montréalais a tant changé en un an, je n'ose imaginer Bruxelles !

13-avr.-2009

Pas si spéciaux que ça, les pas de portes...

... juste pas conventionnels comme font les Mexicains : le carré bêtement coupé en deux, en diagonale.
Le carré de l'hypoténuse étant ce qu'il est, ça ne me convenait pas. Alors, j'ai fait comme ça :



Rien de bien transcendant, mais Pancho en a été fort ébranlé.
À noter, derrière, les boîtes de céramique qu'il faudra placer au retour :-)

Avec les chutes centrales des triangles coupés, j'ai fait les rebords verticaux de la salle de bains. Photos au retour.

08-avr.-2009

Passeport belge

J'y reviens.

J'ai téléchargé le formulaire à remplir.
D'entrée, ça vous replace :



« Nom, Prénom(s), Titre de noblesse ».
Ah, bè !

On passera sur « Nom du conjoint » et « nom de jeune fille pour les femmes mariées »...

07-avr.-2009

Le Vieux

C'est compliqué, le Vieux-Montréal.
D'y vivre, je veux dire.

Et cher !

Les parcomètres sont à 5¢ la minute. On voit bien que tout est fait pour décourager d'y utiliser une voiture, et en même temps, tout est fait pour qu'il soit impossible de s'en passer.
Pas moyen de trouver, à distance marchable, un rouleau de papier de toilette de plus de 25 feuilles, pas moyen d'acheter le journal du dimanche avant 10 heures du matin. Pour le pain, il y a Postel, mais c'est cher ! Consolation, il y a une SAQ à côté.

Hier, j'avais à voir une cliente près du Carré Phillips. J'y suis allée à pied. Mais rendue au Square Victoria, je commençais à geler. Je suis passée par les sous-terrains. En sortant de la rencontre, je suis allée voir si le consulat de Belgique était encore ouvert, histoire de renouveler mon passeport, vu qu'ils ne répondaient pas à mon courriel. Fermé. Ils ferment à 13 h 30.

Aujourd'hui, ils ont répondu à mon courriel. Un truc tout fait et pas revu depuis une éternité, si j'en crois le passage où ils demandent une déclaration sur l'honneur qu'on n'a pas demandé une autre nationalité depuis la dernière fois...

Je suis revenue, encore par les sous-terrains, en faisant un détour par La Baie. Il paraît que c'est les soldes.
Ah, ben oui ! Les t-shirts ne sont qu'à 28 $ et les petites culottes à 12. Sans moi !
Je préfère mon petit marché hebdomadaire d'Aticama où on retrouve du dégriffé à trois sous. La frontière E-U/Mexique est bordée de centaines de bâtiments où on achète des fins de stocks des grandes marques. Les Mexicaines sont d'ailleurs fort bien habillées, jusque dans les petits villages. Et pas deux qui portent le même fond de stock, évidemment :)

Zut, je voulais parler du Vieux, pas d'Aticama !

À la fenêtre, en face, un appartement toujours désert, mais toujours illuminé. On dirait un musée. L'autre jour, j'y ai quand même vu un petit chien blanc. Était-ce le même jour que celui où j'ai croisé dans la rue le monsieur qui ressemblait tellement à son boxer ?

À Vincent...

(de Bordeaux, un spécial pour lui, qui a découvert ce blogue par hasard et me demande de continuer...)

Je croyais que Montréal, en avril, c'était atroce parce que l'hiver n'en finissait plus de finir.
Mais non. Il n'a pas besoin de son hiver passé pour être morne, triste, froid, gris.
Et puis les gens qu'on rencontre dans la rue, qui semblent habillés pour affronter l'Anapurna !

J'ai envie de voir des mollets velus au bas de shorts, des épaules de filles, des nombrils qui s'échappent de camisoles, des gougounes, des bourgeons dans des arbres, des bouts de feuilles de tulipes !

Mais, ce soir, les toits qu'on voit depuis le salon sont blancs. Et il faut vraiment le vouloir, fumer une cigarette dans la fenêtre ouverte !



Ah, l'appartement !
Le luxe un peu passé, les trucs qui se déglinguent tranquillement (comme nous), la machine à vaisselle qui coule, les portes escamotables qui n'escamotent plus, le tapis blanc qui a subi les outrages du temps (note à MH: un peu de savon à vaisselle, et les taches de vin ont totalement disparu, t'inquiète !); les téléphones qui semblent surgis d'un fond de grenier...






Et dans tout ça, on travaille ! Beaucoup, en plus !
Comme si on avait encore un vrai bureau vraiment rentable.
On regrette de ne pas avoir emporté plus de matériel : l'imprimante tout-en-un (on en a acheté une nouvelle - à donner dans deux mois), l'iMac, le graveur de CD, le cable pour mon grand écran laissé chez Pierre... Et mon MacBook qui part à veau l'eau ! Plus de lecteur CD, le clic du trackpad qui déconne, des petits accorcs un peu partout sur la caisse qui me font craindre d'éternuer ! Quant au Titanium de Gilles... il n'en avait pas l'air, comme ça, mais c'est bel et bien un ordinosaure !



Bref, tous les boulots sont urgents et on n'a pas vraiment le temps de s'occuper de la vente des meubles.
Quant à celle du camper, on a décidé hier soir de postposer. On le garde et on repart avec, loadé comme un truck de Mexicains :-). On le vendra dans un an.

LaFrite nous manque.

04-avr.-2009

Dans le Vieux

Retour dans le passé.
On est dans l'immeuble du bureau qu’on occupait il y a 15 ans !
Sixième étage, vue sur la Place d'Armes.

Tapis blanc, divans de cuir blanc, tables de verre; le style moderne des années 80.
On dirait l'appartement d’Austin Power. « Alors, poupée, comment ça va ? » :-)

On vit en touristes, dans un quartier de touristes.
Et, quand le mode de vie, de pensée, le snobisme ou la bêtise de certains énerve Gilles un peu trop, je lui rappelle qu'on est des touristes, des étrangers; et que les pensées de ces gens ne nous regardent pas, ne s'adressent pas à nous, et qu'il suffit de les regarder comme des autochtones dont nous ne faisons pas partie; en ethnologues.

Le voyage continue, en fait.

31-mars-2009

Le tour du monde en 2 jours

Paris, Athènes, Tolède, Lima, Canton, Ottawa... Sans quitter les États-Unis !
Il a plu depuis le Texas jusqu’à Detroit, où, même mouillé, le printemps semblait être arrivé le plus loin qu'il pouvait.
On a vu les oies sauvages revenir, en passant. Il leur faudra encore un peu de patience...

Et puis Windsor (étape au Lac Saint-Clair, un gentil motel, où nos premiers flocons de neige depuis un an nous accueillent), London, Toronto, Kingston (Motel Super8 - cher et bof), puis enfin Montréal, en début d'après-midi. Étape obligée sur la rue Mont-Royal. Arrêt lunch au Première Moisson. Causé 10 minutes glaciales sur un coin de rue avec Jacques l'ex-voisin. Sonné chez Marc et Nathalie, absents (ben oui, ça travaille, le jour, ces gens-là !)

Puis, visite surprise à Mamy Georgette à Longueil, où on pensait squatter le divan du salon pour la nuit. Mais Jean avait déjà réservé.
Alors, on couche dans le camper, dans le parking, et on squatte la connexion Internet de Lucien. (Lucien-que-je ne-connais-pas, c'est pas bien de ne pas protéger son routeur).

Il y fait fort froid, et notre réserve de gaz est à zéro.

Demain, on prend nos quartiers dans le Vieux-Montréal, pour le temps... le temps que ça prendra.

Allez, je vous le dis à tous ? À tous ceux qui ne savent pas encore ?
On y retourne.
On règle nos affaires ici, et on repart.

D'ailleurs, on y a laissé LaFrite. C'est bien pour dire.

Avis aux amateurs : camper à vendre, et plein de meubles.