26 avr. 2009

Promenades

Rue Saint-Laurent, vendredi, ces bancs publics du quartier portugais :







Dans le vieux port, samedi, par un presque jour d'été :





23 avr. 2009

Arthur, où t'as mis le corps ?

Air connu :
- Ben je sais pus où je l'ai foutu, les mecs.

- Arthur réfléchis non de delà! Ça une certaine importance.

- Ce que je sais, c'est qu'il est mort, ça les gars je vous le garantis,

Mais bon sang c'est trop fort je me rappelle pus où ce que je l'ai mis!*

Nous, on l'a trouvé, ce midi sur la Place d'Armes, à côté de Notre-Dame.
Il traînait là, dans un trou...



Mon journal m’éclaire : c’est pas le corps d'Arthur :
Des ouvriers ont mis au jour hier des ossements humains sous le parvis de la basilique Notre-Dame. Ces sépultures datent du Régime français: un cimetière existait à cette époque le long de l'ancienne basilique, inaugurée en 1683 et démolie en 1830.

http://www.cyberpresse.ca/sciences/decouvertes/200904/23/01-849541-dautres-ossements-sous-le-parvis-de-notre-dame.php

Il a dû être saisi, le terrassier !

*http://www.frmusique.ru/texts/v/vian_boris/arthuroutasmislecorps.htm

19 avr. 2009

Bons péchés, mauvais péchés

Je ne voulais pas lancer de polémique sur l'usage du tabac.
Je m'étonnais seulement que, il y a un an, on montrait les cigarettes et on cachait l'alcool; et qu'aujourd'hui, c'est l'inverse. Que le bien et le mal étaient éminemment volatils.
Le tout agrémenté de religion écolo-sanitaire... et révisionniste, si on en croit le commentaire d'Armelle.
Mais c'est pas nouveau, le révisionnisme.
Malraux sans sa clope, ça date de 1996. Sartre, en 2005.

18 avr. 2009

Un hapax

Corrigeons Google qui répond à ma requête par « Aucun résultat trouvé pour "je n'aime pas le cirque du soleil" »
Voilà, ce sera corrigé dès que cet article sera publié :-)

Ça ne changera rien au fait que je suis toute seule (à le dire ?), mais bon... ça fait du bien.

Ces quelques jours...

Ces quelques jours qui séparent l'hiver montréalais de l'été s'appellent le printemps.
Ça dure une où deux semaines où l'on voit se côtoyer dans la rue les bottes fourrées et les sandales, les manteaux Kanuk et les dos nus, où l'on aperçoit des gens se dorer au soleil en tenue fort légère à deux pas des montagnes de neige sale poussées par les « charrues » tout le long de l'hiver. Les bourgeons sortent, et, en quelques jours, paf ! c'est l'été.
Bientôt, on n'y pensera plus, à cet hiver. Jusqu'au prochain.

J'ai exploré le supermarché du quartier chinois, au coin de Saint-Urbain et René-Lévesque, ce matin. C'est, comme qui dirait, marqué cuturellement: au rayon boucherie, des emballages de pattes de poulet ou de pieds de porc en format famillial.

Autre sujet d'étonnement, l'ampleur qu'a pris, en un an, l'économie écolo : des rayons entiers de « bio » (qui en portent le nom, en tout cas, faute de réglementation), d'équitable; un rayon boucherie « sans antibiotiques »... Et puis la quasi-disparition des sacs en plastique, en si peu de temps.

Il y a si peu encore, je bataillais avec ma SAQ pour pouvoir transporter mes bouteilles de bière dans mon petit panier Stella des années 60. Il me l'emballaient dans un sac.
Aujourd'hui, plus rien. Même pas leur fameux sac brun. Si on a oublié d'emporter son caddie ou
son cabas, on offre au regard des passants la vision de notre vice, et même à combien il s'élève.

Difficile de passer devant un « quêteux » l'air de rien, avec trois bouteilles de mousseux à nu, sous le bras !

Voilà passée notre Régie des Alcools de curé de l'abstinence apparente à curé de l'écolo...

Quant aux autres curés, ceux du lobby anti-tabac, ils ont réussi à transformer les comptoirs de dépanneurs en grand écran blanc derrière lesquels sont cachés ces produits si dangereux mais si payants. C'est tristounet, ces étalages qui ont perdu leurs belles couleurs ! Faudrait développer un concept de projection d'images de coy-boys sur ces écrans, maintenant :-)

Si mon paysage montréalais a tant changé en un an, je n'ose imaginer Bruxelles !

13 avr. 2009

Pas si spéciaux que ça, les pas de portes...

... juste pas conventionnels comme font les Mexicains : le carré bêtement coupé en deux, en diagonale.
Le carré de l'hypoténuse étant ce qu'il est, ça ne me convenait pas. Alors, j'ai fait comme ça :



Rien de bien transcendant, mais Pancho en a été fort ébranlé.
À noter, derrière, les boîtes de céramique qu'il faudra placer au retour :-)

Avec les chutes centrales des triangles coupés, j'ai fait les rebords verticaux de la salle de bains. Photos au retour.

8 avr. 2009

Passeport belge

J'y reviens.

J'ai téléchargé le formulaire à remplir.
D'entrée, ça vous replace :



« Nom, Prénom(s), Titre de noblesse ».
Ah, bè !

On passera sur « Nom du conjoint » et « nom de jeune fille pour les femmes mariées »...

7 avr. 2009

Le Vieux

C'est compliqué, le Vieux-Montréal.
D'y vivre, je veux dire.

Et cher !

Les parcomètres sont à 5¢ la minute. On voit bien que tout est fait pour décourager d'y utiliser une voiture, et en même temps, tout est fait pour qu'il soit impossible de s'en passer.
Pas moyen de trouver, à distance marchable, un rouleau de papier de toilette de plus de 25 feuilles, pas moyen d'acheter le journal du dimanche avant 10 heures du matin. Pour le pain, il y a Postel, mais c'est cher ! Consolation, il y a une SAQ à côté.

Hier, j'avais à voir une cliente près du Carré Phillips. J'y suis allée à pied. Mais rendue au Square Victoria, je commençais à geler. Je suis passée par les sous-terrains. En sortant de la rencontre, je suis allée voir si le consulat de Belgique était encore ouvert, histoire de renouveler mon passeport, vu qu'ils ne répondaient pas à mon courriel. Fermé. Ils ferment à 13 h 30.

Aujourd'hui, ils ont répondu à mon courriel. Un truc tout fait et pas revu depuis une éternité, si j'en crois le passage où ils demandent une déclaration sur l'honneur qu'on n'a pas demandé une autre nationalité depuis la dernière fois...

Je suis revenue, encore par les sous-terrains, en faisant un détour par La Baie. Il paraît que c'est les soldes.
Ah, ben oui ! Les t-shirts ne sont qu'à 28 $ et les petites culottes à 12. Sans moi !
Je préfère mon petit marché hebdomadaire d'Aticama où on retrouve du dégriffé à trois sous. La frontière E-U/Mexique est bordée de centaines de bâtiments où on achète des fins de stocks des grandes marques. Les Mexicaines sont d'ailleurs fort bien habillées, jusque dans les petits villages. Et pas deux qui portent le même fond de stock, évidemment :)

Zut, je voulais parler du Vieux, pas d'Aticama !

À la fenêtre, en face, un appartement toujours désert, mais toujours illuminé. On dirait un musée. L'autre jour, j'y ai quand même vu un petit chien blanc. Était-ce le même jour que celui où j'ai croisé dans la rue le monsieur qui ressemblait tellement à son boxer ?

À Vincent...

(de Bordeaux, un spécial pour lui, qui a découvert ce blogue par hasard et me demande de continuer...)

Je croyais que Montréal, en avril, c'était atroce parce que l'hiver n'en finissait plus de finir.
Mais non. Il n'a pas besoin de son hiver passé pour être morne, triste, froid, gris.
Et puis les gens qu'on rencontre dans la rue, qui semblent habillés pour affronter l'Anapurna !

J'ai envie de voir des mollets velus au bas de shorts, des épaules de filles, des nombrils qui s'échappent de camisoles, des gougounes, des bourgeons dans des arbres, des bouts de feuilles de tulipes !

Mais, ce soir, les toits qu'on voit depuis le salon sont blancs. Et il faut vraiment le vouloir, fumer une cigarette dans la fenêtre ouverte !



Ah, l'appartement !
Le luxe un peu passé, les trucs qui se déglinguent tranquillement (comme nous), la machine à vaisselle qui coule, les portes escamotables qui n'escamotent plus, le tapis blanc qui a subi les outrages du temps (note à MH: un peu de savon à vaisselle, et les taches de vin ont totalement disparu, t'inquiète !); les téléphones qui semblent surgis d'un fond de grenier...






Et dans tout ça, on travaille ! Beaucoup, en plus !
Comme si on avait encore un vrai bureau vraiment rentable.
On regrette de ne pas avoir emporté plus de matériel : l'imprimante tout-en-un (on en a acheté une nouvelle - à donner dans deux mois), l'iMac, le graveur de CD, le cable pour mon grand écran laissé chez Pierre... Et mon MacBook qui part à veau l'eau ! Plus de lecteur CD, le clic du trackpad qui déconne, des petits accorcs un peu partout sur la caisse qui me font craindre d'éternuer ! Quant au Titanium de Gilles... il n'en avait pas l'air, comme ça, mais c'est bel et bien un ordinosaure !



Bref, tous les boulots sont urgents et on n'a pas vraiment le temps de s'occuper de la vente des meubles.
Quant à celle du camper, on a décidé hier soir de postposer. On le garde et on repart avec, loadé comme un truck de Mexicains :-). On le vendra dans un an.

LaFrite nous manque.

4 avr. 2009

Dans le Vieux

Retour dans le passé.
On est dans l'immeuble du bureau qu’on occupait il y a 15 ans !
Sixième étage, vue sur la Place d'Armes.

Tapis blanc, divans de cuir blanc, tables de verre; le style moderne des années 80.
On dirait l'appartement d’Austin Power. « Alors, poupée, comment ça va ? » :-)

On vit en touristes, dans un quartier de touristes.
Et, quand le mode de vie, de pensée, le snobisme ou la bêtise de certains énerve Gilles un peu trop, je lui rappelle qu'on est des touristes, des étrangers; et que les pensées de ces gens ne nous regardent pas, ne s'adressent pas à nous, et qu'il suffit de les regarder comme des autochtones dont nous ne faisons pas partie; en ethnologues.

Le voyage continue, en fait.