Non, André, pas de marguaritas. Le temps d'une Corona et de quelques antojitos, le ciel s'était calmé.
Et puis, zut, je me suis trompée dans ma chronologie ! La première chose qu'on a faite, bien sûr, c'est d'aller apporter le iMac à l'hôpital. Je n'en revenais tout simplement pas qu'ils acceptent de le réparer sous garantie. J'ai comme un petit doute, aujourd'hui... après m'avoir donné des nouvelles lundi dernier; plus rien; ils ne répondent plus à mes messages.
Prévoyant un long séjour sous perfusion pour ce pauvre Mac, j'ai jeté un oeil à une machine de remplacement. Un Cube, c'est pas cher, et j'ai tout ce qu'il faut pour brancher dessus : clavier, souris, télé... Mais...
Back order. Dans toute la ville, semble-t-il.
Ils veulent bien me vendre le démo, mais... ils n'ont pas le mot de passe pour effacer son contenu.
Et voilà pourquoi je me retrouve avec un MacBook bricolé.
Bref, on visite le Best Buy voisin, le Liverpool, quelques boutiques en attendant l'heure du
check in à l'hôtel.
Promenade en ville, l'épisode de mariachis, puis sieste pour les autres, boutiques du coin pour moi. (J'adore retrouver les C&A de mon adolescence).
John veut souper japonais, et on se retrouve dans un resto du genre de celui qu'on avait sur la rue Mont-Royal, pas cher, toujours désert et pas à la mode, où l'on mangeait si bien des viandes grillées sous notre nez. J'ai oublié son nom.
C'est bon, des sushis, une fois tous les 5 ans... mais bonjour l'addition ! Et puis, c'est rigolo, des geishas mexicaines. Le saké, lui, était infect.
Dodo.
Au matin, le petit déjeuner inclus ne l'était pas. Ils m'ont couru après pour payer 480 pesos les trois tranches de pain, quatre cafés et les fruits.
Là, on part à la recherche de magasins de matériel d'art; Gilles n'a plus d'acrylique blanche.
Comme pour tout, au Mexique, tous les magasins d'un secteur d'activité sont regroupés dans la même rue (la veille, c'était les boutiques d'instrument de musique); et vendent tous exactement les mêmes produits sans personnalité. On dirait qu'une notion du concept de concurrence leur manque. (À Aticama, tous les restos présentent exactement la même carte, le même décor et les mêmes prix).
On finit par acheter de la Pebeo n'importe où, sachant fort bien qu'elle manque de viscosité et de tenue. Ça finira, une fois de plus, par une commande de Liquitex dans une boutique en ligne des US, avec livraison à un gringo qui arrivera un jour ou l'autre... J'en profiterai pour y faire livrer un ventilateur de MacBook.
On se perd beaucoup en ville pour arriver à Tonalá, le coin des artisans qui... vendent tous la même chose sur la même rue ! Mais pas tous. Quelques-
uns soufflent le verre, d'autres ont des carrés de carrelage plus originaux que les autres.
J'ai acheté un lavabo qui me semble très hollandais :
Des carreaux de céramique pour remplacer les bêtes carreaux blancs qui étaient tombés du dessus de la porte :
Quelques autres, aussi, au cas où :
Un autre petit lunch d'antojitos, et en route pour l'épicerie sur le chemin du retour.
John a battu son record; moins de trois heures de route pour la maison.
Et là, on a payé pour moins de 48 heures sans surveillance assidue de la maison : le joint de la porte de la machine à laver (ouch, que c'est compliqué !), une invasion de fourmis (dans les casseroles - pshhhhittt, toutes mortes, mais faut tout laver, après !), l'antenne de la télé rongée par la rouille (réparée avec un morceau de bois).... Il faut une âme de bricoleuse pour vivre dans ce coin !
La Frite a encore grossi :