12 août 2012

Guadalajara, le retour

J'ai beau me débrouiller pas mal en espagnol; mais dès que je suis au téléphone, je perds tous mes moyens. Je déteste le téléphone depuis toujours, en fait...

Vendredi, lassée du silence-courriel du MacStore, j'ai demandé à un ami de les appeler pour moi.
"C'est prêt !"
Et c'était si compliqué à écrire ???

Bref, demain, aller-retour à Guadalajara dans la journée.

Le printemps des cactus


 Cactus en fleurs,


Cactus en boutons,



 Fillette en fleur,


 Épinards sauvages,


Heliconia.

8 août 2012

Tondre le gazon

On a beau n'avoir que quelques mètres carrés à tondre, en comptant le terrain voisin, mais c'est toute une affaire !

D'abord, il faut prendre la tondeuse sous l'escalier extérieur.
Oups, il y a des planches devant, à plat sur le sol.
Oups, il y a un million de larves de termites entre les planches !

Allez, pshit, pshit ! On extermine tout ça. Et non, on n'est pas écolos face aux termites ! Le produit insecticide ne s'appelle pas Home Defense pour rien.

Après, on sort la tondeuse de son cagibi. Elle fait un drôle de bruit.
Comme on l'a prêtée à l'hôtel voisin la semaine passée, on vérifie. Ah, juste un gros ressort coincé dans les roues...

Oh, mais, que se passe-t-il avec la roue arrière ? La carrosserie sur laquelle elle reposait est bouffée par la rouille. Plus de roue.

Faut pas rêver démonter la roue de son axe en 5 minutes, évidemment; le boulon aussi est rouillé ! T20, WD40 et patience à la rescousse.
Faut patenter quelque chose, maintenant; on n'a pas de poste à souder pour réparer le métal cassé. Et on attend depuis dix jour Lancho, qui devait venir ressouder les charnières des portes de la maison.On ne comptera pas sur lui...

Tiens, j'ai pas démonté un lavabo, la semaine passée, pour le remplacer par le nouveau ? Et il ne tenait pas au mur avec des armatures qui semblaient assez solides ?
Et voilà. Il suffit d'agrandir les trous au diamètre de l'axe, de coincer les restes de carrosserie entre les deux supports de lavabo et de replacer la roue après avoir trouvé un boulon du bon diamètre (l'autre était devenu rond, à force de... forcer pour l'ôter).
Hop !
Vroum vroum, quel bon moteur sous cette carcasse pourrie !

Ça prend seulement trois heures et deux personnes, pour tondre 20 mètres carrés ;-)

7 août 2012

A Guadalajara (la suite)


Non, André, pas de marguaritas. Le temps d'une Corona et de quelques antojitos, le ciel s'était calmé.
Et puis, zut, je me suis trompée dans ma chronologie ! La première chose qu'on a faite, bien sûr, c'est d'aller apporter le iMac à l'hôpital. Je n'en revenais tout simplement pas qu'ils acceptent de le réparer sous garantie. J'ai comme un petit doute, aujourd'hui... après m'avoir donné des nouvelles lundi dernier; plus rien; ils ne répondent plus à mes messages.

Prévoyant un long séjour sous perfusion pour ce pauvre Mac, j'ai jeté un oeil à une machine de remplacement. Un Cube, c'est pas cher, et j'ai tout ce qu'il faut pour brancher dessus : clavier, souris, télé... Mais... Back order. Dans toute la ville, semble-t-il.
Ils veulent bien me vendre le démo, mais... ils n'ont pas le mot de passe pour effacer son contenu.

Et voilà pourquoi je me retrouve avec un MacBook bricolé.

Bref, on visite le Best Buy voisin, le Liverpool, quelques boutiques en attendant l'heure du check in à l'hôtel.

Promenade en ville, l'épisode de mariachis, puis sieste pour les autres, boutiques du coin pour moi. (J'adore retrouver les C&A de mon adolescence).

John veut souper japonais, et on se retrouve dans un resto du genre de celui qu'on avait sur la rue Mont-Royal, pas cher, toujours désert et pas à la mode, où l'on mangeait si bien des viandes grillées sous notre nez. J'ai oublié son nom.
C'est bon, des sushis, une fois tous les 5 ans... mais bonjour l'addition ! Et puis, c'est rigolo, des geishas mexicaines. Le saké, lui, était infect.

Dodo.

Au matin, le petit déjeuner inclus ne l'était pas. Ils m'ont couru après pour payer 480 pesos les trois tranches de pain, quatre cafés et les fruits.

Là, on part à la recherche de magasins de matériel d'art; Gilles n'a plus d'acrylique blanche.
Comme pour tout, au Mexique, tous les magasins d'un secteur d'activité sont regroupés dans la même rue (la veille, c'était les boutiques d'instrument de musique); et vendent tous exactement les mêmes produits sans personnalité. On dirait qu'une notion du concept de concurrence leur manque. (À Aticama, tous les restos présentent exactement la même carte, le même décor et les mêmes prix).

On finit par acheter de la Pebeo n'importe où,  sachant fort bien qu'elle manque de viscosité et de tenue. Ça finira, une fois de plus, par une commande de Liquitex dans une boutique en ligne des US, avec livraison à un gringo qui arrivera un jour ou l'autre... J'en profiterai pour y faire livrer un ventilateur de MacBook.

On se perd beaucoup en ville pour arriver à Tonalá, le coin des artisans qui... vendent tous la même chose sur la même rue !  Mais pas tous. Quelques-uns soufflent le verre, d'autres ont des carrés de carrelage plus originaux que les autres.
J'ai acheté un lavabo qui me semble très hollandais :



Des carreaux de céramique pour remplacer les bêtes carreaux blancs qui étaient tombés du dessus de la porte :



Quelques autres, aussi, au cas où :


Un autre petit lunch d'antojitos, et en route pour l'épicerie  sur le chemin du retour.
John a battu son record; moins de trois heures de route pour la maison.

Et là, on a payé pour moins de 48 heures sans surveillance assidue de la maison : le joint de la porte de la machine à laver (ouch, que c'est compliqué !), une invasion de fourmis (dans les casseroles - pshhhhittt, toutes mortes, mais faut tout laver, après !), l'antenne de la télé rongée par la rouille (réparée avec un morceau de bois).... Il faut une âme de bricoleuse pour vivre dans ce coin !

La Frite a encore grossi :






5 août 2012

À Guadalajara

Mon iMac avait onze mois. Comme chaque année, comme tous mes macs, il a commencé à déconner au bout de onze mois, juste avant la fin de sa garantie.
Heureusement, les iMac n'ont pas la petite pastille qui vire au rouge quand on lui renverse un verre d'eau dessus, qu'on le l'échappe dans la piscine ou... quand l'air est saturé d'humidité. Mon iMac avait donc commencé à me raconter qu'il avait chaud, que son processeur était à 124 degrés, que l'air ambiant était à 80; et il se faisait aller les ventilateurs comme une vieille rombière en crise de vapeurs. Puis il m'a fait des misères avec sa mémoire, a perdu la vue et me refusait sa caméra. Sa souris était morte depuis plusieurs mois aussi.

Bref, il était temps pour un check up à l'hôpital.
Mais c'est trois heures de route, Guada, le plus proche des hôpitaux pour macs. Faut se décider... Et on s'est pas décidés assez vite avant la fin de la garantie.
Alors je me suis fendue, pour la première fois en 23 ans,  d'une extension AppleCare. La veille de la fin de la garantie régulière.
Là, il fallait attendre qu'ils expédient les papiers à Antonin, qu'Antonin m'envoie le numéro, que je retrouve la facture, que je scanne tout ça, et que, pour finir, Apple accepte.

Il fallait, aussi, avant ça, que je répare mon MacBook (qui en est à sa troisième carte-mère), afin de pouvoir continuer à travailler; et donc attendre que le minuscule câble de l'inverter m'arrive des États-Unis, que je l'installe, que ça marche, et que je remonte le tout (il faut démonter l'écran pour remplacer ce câble).
Bon, j'ai cassé le câble du ventilateur (il n'était déjà plus très fort depuis le premier remplacement de carte); et aucun des trois claviers dont je dispose ne fonctionnait après. Le signe que la CM est déjà en train de lâcher :-)

Bref, ça tombe bien que je n'aie pas de clavier, puisque je n'ai pas de ventilateur interne. Faut que ça refroidisse, ces bébêtes-là !

Et donc, voilà à quoi ça ressemble, mais ça  marche !
Le MacBook éventré, un ventilateur USB  à l'envers sur la CM, le clavier bluetooth du iMac et une souris sans fil...















Au départ, on avait décidé, Christina-la-voisine et moi, d'aller à Guada toute seules entre filles. Mais John a voulu y aller aussi. Puis Gilles, qui ne voulait pas rester tout seul.
Nous voilà donc partis avec les voisins pour une expédition non prévue de 48 heures à la grande ville, avec nuit réservée par John au Holiday-Inn (!!!)

On se ballade, mais brusquement, voilà qu'il commence à tomber des grêlons !
On se réfugie dans un resto de la rue des mariachis.

(La suite demain)