26 déc. 2011

Ah, les vieux !

Méfiez-vous...

Hier, party de Noël de gringos. Moyenne d'âge : 65 ans (on est quelques uns à baisser la moyenne).

Chacun apportait son plat : des côtes levées délicieuses pour l'un, des queues de langouste pour l'autre, des légumes, des desserts... J'avais fait des crêpes fourrées aux pommes ou aux myrtilles; flambées au Cointreau. J'ai oublié de sortir du frigo le cidre de glace qui devait accompagner ce dessert...

Mais c'est parce que...
Le repas terminé, avant d'aller au dessert, les fumeurs se rassemblent pour fumer, les buveurs vont se resservir un verre, les fumeux de pot sortent leur joint.

Le couple de Hollandais de Colombie-Britannique est là avec leur fils. Gab boit du vin en bavardant le long du mur de mer. Ramasse le joint d'un des plus vieux du groupe, tire trois pofs comme s'il fumait son pot ordinaire. Mais c'est pas du pot ordinaire ! C'est un truc au TCH 40 fois supérieur à ce qu'on trouve ordinairement.

Gab s'arrête, se retourne en disant « je crois que je devrais aller m'asseoir» et pouf ! s'écrase tout raide la face la première sur le ciment !

« First aid !», crie-t-on. Comme je suis à l'intérieur à flamber mes crêpes, j'entends mal. Tout le monde se précipite vers le mur de mer. « First whale », a-t-on crié, me dis-je.

Gab a l'arcade sourcilière ouverte en T, entaille bien profonde; il est totalement perdu, n'a aucune idée de ce qui lui est arrivé. Le sol est maculé de sang.
La moitié des petits vieux sont stone ou ivres ou les deux...
Comme efficaces, il reste Bill le vétérinaire, John et moi. John s'occupe de la glace, je file à la maison chercher des pansements de rapprochement, Bill conseille (ses mains tremblent trop; il est vraiment plus tout jeune).
On retape le jeune, et on retourne à nos activités.

Je passe à la salle de bains pour me laver les mains. J'y croise J. qui me dit : « j'ai du sang sur les mains. Faut que je lave ça; on sait jamais : il est gay » ...

Conseil aux jeunes : méfiez-vous des petits vieux ! Ils ne sont plus ce qu'ils étaient; et ne ressemblent en rien à ce que vous avez lu sur les grand-mères dans les livres !

Et surtout, n'acceptez jamais une pof de joint de l'un d'eux.

24 déc. 2011

J'ai froid

Et j'ai la grippe.
C'est donc que c'est bien l'hiver :-)
Allez, joyeux Noël.

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On fait quelques travaux. Au départ, on pensait juste agrandir un peu la cour avant en « empruntant » deux mètres à la « zone fédérale », et en pavant le tout parce que le soleil arrive peu et que c'est un marécage pendant la saison des pluies.

Et puis les putatifs propriétaires de l'autre moitié du terrain sont passés (après 2 ans d'absence) justement pendant qu'on avait foutu le souk sur leur zone depuis une semaine. Et comme ils ont été très désagréables, on a décidé de faire ce qu'il y avait à faire : déplacer le portail de notre côté, et séparer physiquement les deux terrains.




 Chez le menuisier... (pas de photo de la table construite avec le huanacastle acheté là).




10 déc. 2011

Avec un tel naturel

Teresa, l'ontarienne snow bird qui organise un cours d'anglais au centre culturel, donne son cours à 10 heures le samedi. Elle a décoré la classe de dizaines de drapeaux canadiens.

Je suis arrivée à 11 heures pour donner mon cours de français à Santiago, le seul qui ait demandé mes services. Il veut se spécialiser en gastronomie touristique, et à ses yeux, l'anglais ne lui suffira pas.

Bref, on en était, Santiago et moi, à étudier la recette du flan de courgettes quand Teresa m'a appelée :
 « could you translate something to her? ». Her étant Mari-sol, la mexicaine tenancière du  Centre.

Teresa, qui vit au Mexique six mois par an depuis une dizaine d'années, est totalement incapable de mentionner en espagnol à Mari-Sol que les élèves qui manqueront deux cours d'anglais de la session seront automatiquement exclus.

Mais il ne lui semble absolument pas étrange de demander à une francophone de traduire son anglais  pour une hispanophone.

Fucking imperialists.

9 déc. 2011

Être patron

Hier, Conchita (la femme de ménage - ça ne s'invente pas, un nom comme ça) est tombée dans l'escalier. Aujourd'hui, on sait qu'elle s'est cassé le coude.

Ce soir, ses enfants font le tour de ses clients pour récolter l'argent qui lui permettra de se faire opérer demain dans un hôpital privé plutôt que d'attendre une semaine au public.

Évidemment qu'on n'a pas d'assurance responsabilité.

Je me sens mal...