30 août 2008

Changement de saison

Ça se sent.
La lune n'apparaît que vers 4 heures du matin, en haut des montagnes.
Et puis la mer qui baisse... aujourd'hui, on a marché sur le sable pour la première fois. On a marché jusqu'au bas du terrain à côté, qui est à vendre pas cher et sur lequel Gilles fait des plans, des plans, des plans... qu'il montre à Roberto en lui demandant combien, combien, combien ?
Et Roberto reste éternellement évasif.

Petit samedi tranquille, à lire, à causer avec Lili qui de dégêne, à faire la lessive (sèche en une heure sur la corde...), à rouler à vélo, à se baigner dans la mer puis se rincer dans le ruisseau... Ça change de la semaine pleine de visite de vendeurs de terrains :-)

Le temps se raffraîchit un peu, aussi. Enfin... il fait un tout petit peu moins chaud, et ça fait quelques jours que les orages nocturnes se sont calmés.

Tiens, en v'là un. Espérons qu'il laissera ma connexion intacte; elle profite à trop de gens pour qu'elle puisse se permettre de nous lâcher !

L'amoureux de LaFrite (il est laid !!!) vient, ce soir encore, lui chanter son refrain. Je vais lui donner à manger, ça le calmera.

26 août 2008

J'allais vous dire...

... qu'on partait demain, mais...
Mañana, sans doute :-)

Je sais, je vous suis infidèle.

Mais que raconter ? Que le matin, on se baigne dans la rivière ?


Qu'après, on discute avec Ivan ?


Qu'on s'inquiète de ce que ce nuage va faire ?


Qu'on se rassure en observant le pêcheur relever tranquillement ses filets ?


Puis qu'on regarde l'arc en ciel ?


Qu'on reste avec Lili, qui profite de l'ordi pour chatter pendant que je joue avec Albertito ?

Et qu'on finit avec le coucher de soleil ?


Ça, c'est le quotidien...

Ces jours-ci, on a un peu varié. On se cherchait une maison à louer, histoire de changer un peu de décor.
Alors, on a demandé à Alberto, qui nous a amenés à Josué, propriétaire de maints terrains et maintes maisons, toutes dans un état plus délabré les uns que les autres. Délabré pour vrai, hein ! Avec des chauves-souris dans la salle de bains et des colonies de fourmis dans la cuisine !

Bon, c'est pas cher; ... rien que de stationner le camper sur le terrain nous coûterait moins cher que ce que ça nous coûte ici. Mais bon... c'était pas ça l'idée. Et puis, de fil en aiguille, il nous dit que son idée, c'est de vendre, et que, si on est intéressés...

Et nous voilà partis dans une suite ininterrompue de visites de maisons en construction, de terrains à bâtir, de lots minuscules, de jardins bouffés par la mer...
Et on commence à rencontrer des gens, des Américains pour la plupart, qui nous parlent de la vie ici, de la facilité, de la chaleur des gens, de leur histoire qui ressemble tellement à la nôtre; qu'ils sont arrivés et n'ont plus pu repartir.

Moi qui crois tellement peu à la magie ou à la sorcellerie, je commence à avoir des doutes.

Aujourd'hui, alors que, pour nous sortir de l'imbroglio dans lequel on tombait avec tous ces gens qui voulaient nous vendre leur maison, on avait décidé de partir demain et de revenir plus tard, dans deux semaines, quand on aurait réussi à se défaire de cette magie et qu'on aurait l'esprit plus clair; cette après-midi, donc, on est partis en exploration à quelques kilomètres, à vélo. On est tombés sur celle-là, avec, comme toutes les autres, des lits en ciment :





Sur le terrain, il y a de ces arbres dont je n'arrive pas à me rappeler le nom, qui sont fait de lianes qui s'assemblent autour des palmiers, se fondent entre elles et finissent par tuer le palmier :





En cherchant à savoir si la maison était à louer ou a vendre, on est tombés sur un autre couple d'Américains qui vivent ici depuis 25 ans et qui font un peu dans l'immobilier-à-la-papa, avec un vieil album-photos de leurs domaines... Et on a convenu d'aller voir un terrain demain. Probablement qu'ils mettent des trucs bizarres dans le brandy qu'ils servent à leurs invités !
Ça ne se peut pas, sinon !
On partait, demain, merde !!!

Ça a fini par un coucher de soleil, évidemment, et on a vite repris nos vélos avant que la nuit tombe tout à fait.

20 août 2008

A Tepic

Ben non... On a juste fait une excursion, parce que les armoires et le frigo étaient vides, et que c'est pas dans le coin qu'on va trouver aute chose qu'un pain coupé et un litre de lait (et de la bière, c'est vrai)...

Alors, comme on avait commencé à remballer mais qu'on hésitait à mettre tous ces trucs trempés dans le camper, on a plutôt décidé d'aller se promener sous la pluie.
Alberto nous a proposé d'emmener Edwin, son neveu, qui nous servirait de guide.

C'était pas loin, je croyais. Une cinquantaine de kilomètres. Mais quels 50 km ! Pour tout dire, la distance à vol d'oiseau doit être d'une douzaine de kilomètres, j'exagère à peine; le reste, c'est des lacets ! Assise sur une fesse sur le siège passager, laissant le reste à Edwin, j'en avais le mal de mer. Et puis, ça sentait comme si on avait oublié de curer la fosse des toilettes... Ce n'est qu'en arrivant qu'on a découvert que LaFrite avait chié dans le marchepied...

Plus d'une heure, pour ce trajet, alors qu'Edwin nous prétend le faire en 45 minutes à moto.

Bref, arrivés à Tepic, on tombe sur ce splendide exemple de graphisme :



Puis on s'en va au supermarché, où on achète, entre autres, des pains de sucre qui ont le même goût que la cassonnade de notre enfance. Miam ! Quelques miettes dans le café, et on a l'impression d'avoir échappé le sucrier !

Après le supermarché, on part à la recherche de cigarillos pour Gilles, dans le centre-ville. On trouve rapidement, grâce à Edwin, puis on profite d'une banque Scotia pour changer ce qu'il nous reste de dollars canadiens. Et puis, tiens, un cordonnier... les sandales de Gilles sont décousues... Pendant qu'Edwin et moi on retourne au camper chercher une autre paire de chaussures, Gilles reste seul dans la boutique...



avec l'appareil photo !

http://www.braultdesign.com/public/debiles/A_Tepic/

En revenant, on prend un chemin un peu plus long, mais... beaucoup plus court !
Et Gilles avoue qu'il a l'impression de « rentrer à la maison ». En arrivant, on tombe sur le spectacle habituel, mais dont on ne se lasse décidément pas...



Bon, ben... Alberto se renseigne sur les maisons à louer dans le coin.

!!!

17 août 2008

Petite vie...

Pas encore partis.
Deux semaines qu'on n'a pas bougé sauf pour aller chercher des sous à San Blas. Mardi, peut-être qu' on partira.

On a retrouvé notre calme camping; Alberto s'est cassé la gueule à moto et est dans le plâtre, les touristes mexicains sont venus passer le week-end et sont repartis.
J'ai re-fait la lessive dans le ruisseau, puis j'ai fait du fromage avec le lait sûri. On saura demain s'il était bon :-)
Et puis, pour travailler, voyager, c'est pas pratique. Et comme on en a un peu sur les bras, rester, pourquoi pas ?
L'antenne marche, puis ne marche plus, et je passe des heures à essayer de rétablir la connexion qui finit toujours par revenir quand je me lasse...
Daniel, un gars de la région en visite au camping, est venu nous voir pour causer, et nous a montré sur la carte plein d'endroits charmants à visiter. On ira. Ou pas. Il nous a aussi offert de nous servir de guide pour visiter toute la province qu'il connaît comme sa poche, on a juste à l'appeler à Tepic la semaine prochaine...
En fait, si ça se trouve, on sera encore là !

15 août 2008

Essai #3

Bon, bon, comme disent nos nouveaux amis, « si tu veux faire quelque chose, tu trouves les moyens, si tu veux pas, tu trouves les prétextes. »

J'avais déjà écrit ça hier soir, mais le prétexte a été une tempête qui m'a mangé ma connexion.
Le prétexte précédent était que je me suis battue contre mon antenne pendant trois jours.
Celui d'avant, c'est que nos nouveaux amis nous prennent tout notre temps.

Allez, je vous les présente, Anne et Alex :



Et leur camion « home made » :





Eh, oui, on n'a pas encore bougé, et on s'accroche ici. En plus, eux, nos voisins, qui viennent du Sud, nous assurent qu'on ne trouvera nulle part aussi beau qu'ici.

En attendant, on travaille. Super bureau :



Super client :



Demain, demain, on s'en va.

Mañana...

11 août 2008

On s'est pris les pieds...

Comment faire, pour quitter ce petit coin de paradis ? Comment se décider à tout remballer, embrasser Alberto, Albertito, Lily; ranger les chaises et la table autour de laquelle on mange leurs offrandes ?
Comment se séparer de ces gens qui semblent prendre la vie comme elle vient, qui reçoivent famille et amis trois fois par semaine pour se partager un barbecue au bord de la rivière ?
Comment espérer trouver aussi beau, aussi chaud ailleurs ?



En fait, c'est mon porte-monnaie qui a décidé. On n'a plus de sous, et pas un seul guichet automatique à l'horizon avant quelques dizaines de kilomètres... alors, tant qu'à faire, on remballe et on se débranche pour du vrai. Mais... Mañana :-)

Bah... Si on ne trouve pas, on reviendra. Ce sera une première, un demi-tour sur notre parcours.
S'il est ici, le bonheur...
Malgré les mini-maringouins qui m'ont mangée toute crue, ce soir.

Lily voulait voir les photos. Albertito tapait sur le clavier, changeant sans cesse les bibliothèques d'iPhoto. Puis, Lily a voulu voir les photos du voyage, puis celles de Montréal sous la neige, celles d'Antonin et Jerôme... Et ça a été l'heure des jen-jen qui vous grignottent les mollets sans pitié ! Et moi, impolie ou distraite, qui n'ai pas songé à les faire rentrer dans le camper pour continuer. C'est qu'elle veut tout savoir, Lily!

10 août 2008

On est où ?

La carte ! Ça fait longtemps que je ne l'ai pas mise à jour !

9 août 2008

Des bouilles



Puisqu'on en demande :-)

Je n'osais pas trop, en fait, photographier nos hôtes. Et en allant au village, j'oublie toujours mon appareil. Pourtant, du petit pont sur l'Aticama, que de scènes de baignades j'aurais pu prendre !

Mais hier, la famille d'Alberto était dans la rivière. Les gars, du moins.
Alberto, et Jesus, et Edwin, et Albertito le bébé, et papy Eugenio.


(Alberto, Albertito et Jesus)


(Les mêmes, avec papy Eugenio à gauche, et leur maison dans le fond)

Alberto, nous voyant nous diriger vers la mer, nous a accompagnés, avec Edwin et Jesus, nous casser les orteils sur les gallets pour atteindre ce qu'on ne pourrait appeler une plage, puisque jamais plus la marée ne se retire assez pour en découvrir le sable.
Et nous voici, les quatre (Jesus a peur des vagues et reste au bord), dans les vagues.
Alberto, à chacune des plus fortes, crie «a bajo ! » afin qu'on se jette en dessous. Des vagues grosses. Très grosses. Et à chacune dont on sort indemne, on rit comme des enfants.

La dernière que j'ai prise, j'étais trop loin pour passer en-dessous. Et je me suis retrouvée dans l'essoreuse en début de cycle: la mousse, l'eau, le tourbillon ! J'ai réussi à passer mon bras hors de l'eau, pour qu'on me voie, mais personne ne m'a vue, trop occupés qu'ils étaient à remettre leurs maillots :-)
Quand j'ai réussi à me sortir la tête de la laveuse, je me suis empressée de rejoinde Jesus. Gilles faisait du body-surf armé de ses palmes... et nu jusqu'aux chevilles !

Quand on est revenus vers la rivière, papy Eugenio était ecore là, mais la blonde d'Alberto avait récupéré Albertito, l'avait séché et langé, et ses yeux verts foncé pleins de pépites d'or lançaient des éclairs plus violents que ceux de nos orages nocturnes !

«Je suis resté ici, chérie, je n'étais pas avec les gringos ! » ment effrontément Alberto. Papy ne dit rien. Les frères non plus. Nous, on découvre un peu déçus qu'on est des gringos. Mais bon... C'est ça qu'on est, hein ?

Trempant dans la rivière pour nous rincer, je raconte à Alberto que je me suis sentie prise dans la machine à laver, dans les grosses vagues. Tout le monde rit. Aujourd'hui encore, il raconte ça à toute la famille arrivée pour le week-end !

Et il n'y a pas que la famille qui est arrivée. Des vrais touristes mexicains nous ont rejoints dans le camping. Un camper plus que vintage, une autre famille dans deux tentes. Et nous, en «vieux» résidents, presque des amis de la famille...





Les ados s'intéressent au Mac, à l'antenne, au prix que ça coûte, si je suis en wi-fi. La petite veut pendre des photos.



Et je me retrouve au milieu d'une conversation où plus personne ne se formalise de mon origine ou de ma langue maternelle, et me parle comme si j'étais comme tout le monde. Je donne les biscuits de chien qui me restent à leur basset et montre les photos de Gustave. On resterait ici pour des mois !!!


Alberto (les tatous), Jesus à sa gauche, Edwin à gauche de la photo, le cousin en t-shirt jaune dont je ne connais pas le nom mais qui pose beaucoup de questions en parlant très très vte.

Lundi, on repartira. J'en aviserai Alberto, demain.
En espérant trouver bientôt un autre hâvre de paix comme celui-ci.

Et, hop, un autre coucher de soleil avec cook :-)


Et des papillons ennivrés des fleurs tombées des cocotiers :

7 août 2008

Les sons…

Comme ça, dans le noir, pour la première fois ici que je peux rester dehors sans pluie, je suis navrée ne ne pas pouvoir communiquer les sons. Les grillons, les flots qui battent les rochers, le silence entre deux vagues...

On voit des étoiles, enfin.
Et dire que j'ai rentré le linge de peur qu'un orage survienne!

Vers deux heures, on a roulé à vélo jusqu'au village d'Aticama pour se trouver de quoi regarnir le frigo. Un poisson grillé ici pour midi, un poulet rôti là pour souper, des tomates, des concombres, des bananes, du lait, de l'eau et un savon naturel pour la lessive. Zut, j'ai oublié l'huile !

On a savouré le poisson avec ses tortillas et son « mollo» , puis je suis descendue à la rivière pour laver la tonne de linge sale qui envahissait notre minuscule salle de bains. Gestes ancestraux qui revenaient : trouver la roche parfaite pour frotter. Frotte-refrotte, rince-rince, essore... Puis reprendre le savon pour se laver soi-même dans la rivière après y avoir sué... Nos mères trouveraient ça atroce; j'y ai pris plaisir. Mais je me suis cachée de la jeune épouse d'Alberto le propriétaire, qui elle aussi aurait trouvé que les gringos ont des goûts bizarres...

LaFrite aime ça, ici. Elle semble soulagée de ne plus avoir à nous protéger des animaux sauvages, et elle dort tout le jour, puis aussi toute la nuit entre Gilles et moi. Elle est redevenue un vrai chat d'intérieur !
Gustave aurait aimé aussi, je crois. Couché à l'ombre, dans le gazon, ou dans les gallets de la rivière à lapper l'eau au gré de ses besoins...

On a donné ses jouets au petit basset des propriétaires (on avait donné le sac de Pedigree à la blonde un peu perdue de Chuck). Les enfants semblant jaloux, on leur a montré la pratique du frisbee (non, pas comme avec Gustave : attrape, reprends à l'envers, tape en dessous, revole et rattrape dans la gueule), puis on le leur a donné. Depuis, je les vois dépenser plus d'énerge à descendre sur la grève ou à monter sur le toit pour le récupérer qu'à jouer. Ça viendra. Un jour, un champion de frisbee de Los cocos épatera le monde :-) !

6 août 2008

Playa Amor



«Cet homme vivant en Afrique, à l'air libre, au contact de peuplades primitives, déployait une ardeur dévastatrice presque sauvage. [...] Ses geste et sa voix étaient impérieux. Kim ne chercha pas à se soustraire à ce comportement dominateur. Les larmes coulèrent sur ses joues tandis qu'elle attendait sans bouger le baiser de Rock.»

Un nouveau camping désert, au milieu de nulle part,



sur la mal nommée Playa Amor qui n'a plus de playa que le nom (et d'amor.... attendons ce soir :-), playa bouffée entièrement par l'érosion, ainsi qu'une partie du domaine que nous occupons, ses ballustrades effondrées sur la grève, et battues par les vagues rageuses. Le camping dispose d'une bibliothèque fort bien fournie, mais à l'air libre, pleine donc, de livres – majoritairement en anglais – rongés par les intempéries, et puis, tout au fond, presque préservée, cette demi-douzaine de romans Harlequin dont je vous livrais une citation évocatrice. Monique, leur ex-propriétaire, a dû se pâmer...



Un veau en fuite s'était était perdu, ce matin, en bas sur la grève, dans les débris du muret . Un gamin d'à peine 9 ans est arrivé à cheval, l'a attrapé au lasso et ramené, bien contre le gré de la pauvre bête, au bercail.



Nous voici donc entre mer et montagne, sur un terrain vaste et délabré, qui a dû connaître des jours meilleurs du temps où il y avait une plage. J'avais trouvé une connexion wi-fi en arrivant, mais elle a disparu avec l'électricité. Et personne n'a dû penser à rallumer le modem après la panne... J'ai installé mon antenne. Sans trop de problèmes autres que mon incapacté à lire une boussole, et ma manie de me placer exactement derrière un arbre. Après l'avoir déplacée au bord de la falaise, où rien ne peut troubler ses ondes, j'ai pu alors me trouver un azimuth sans me poser de questions. Certains naviguent à l'estime, moi, j'y vais à l'estime pour naviguer sur le Web !

On a roulé un petit 400 km pour arriver à San Blas, un village qui a dû être tranquille et pittoresque avant qu'il soit mentionné dans le Lonely Planet et sans doute aussi dans le Guide du Routard. C'est devenu, aujourd'hui, une foire où les prix ont grimpé et où les seuls contacts possibles sont mercantiles. On a roulé, encore, sur des routes en lacets, puis dans des rues que Montréal n'aurait pas dénigrées, où les nids de poules succèdent aux «topes », ces dos d'âne omniprésents, destinés à calmer le sang chaud des conducteurs mexicains.

On cherchait, quand-même, le camping que le L.P. indiquait, «à 15 minutes au sud-ouest ».

On en trouve un dans le village. Loin de la mer, vide lui aussi. Bof... Puis un autre plus loin sur la route, jumelé à un hôtel, près d'une plage envahie de palapas-restaurants où les hamacs se louent 5$ la nuit. Ça nous paraissait sordide, et on est repartis vers l'inespérée Playa Amor, qui existe vraiment (c'est bien la première fois qu'on trouve un camping indiqué dans un guide). Je vous donne ses coordonnées, au cas où : N 21.28, W 105.11.

À l'ouest (ben oui... quand je pense que j'ai dû réfléchir avant d'écrire ça !), un coucher de soleil nous attendait.



À l'est, un ciel menaçant dans les montagnes.
On a ramassé la pluie, une grosse (c'est pour rassurer nos Montréalais humides), puis on a terminé la soirée sur le perron, à regarder les vagues et les lucioles sous des éclairs hallucinants de clarté en sirotant un petit rhum cubain.

Au matin, on a dégusté les petits pains qu'un marchand était venu nous proposer la veille à notre arrivée. J'espérais qu'un autre vienne nous offrir des sandwiches à midi, mais rien... Peut-être quelqu'un viendra-t-il nous offrir un poisson ou un poulet grillé ce soir ? Sinon, il nous reste de ces délicieuses crevettes à l'ail qu'on avait préparées l'autre soir.




À Jean-Pierre (ou à Pen Duick ?) qui s'inquiétait des monarques, il sont ici, pas de crainte pour eux. Des monarques, puis des grands monarques, puis des papillons tout orange, et d'autres d'un joli jaune citron. Ce matin, ils m'entouraient par dizaines.




Allez, santé !

4 août 2008

On est « poches »...

On glande, on va à la plage, on a baptisé les chats errants Ranchero et Ramón.
On fait à bouffer, puis on bouffe, puis on donne les restes à Ranchero, le plus laid.

Demain, on bouge. Non mais !

2 août 2008

On a bougé !

Punta Cerrita, Mexique



De 15 kilomètres...
Notre camping de Mazatlan nous semblait fort cher pour ce qu'il nous offrait. On commence à remballer, mais, comme on devient un peu mexicains, ça prend du temps. On s'arrête pour discuter. Puis, il fait trop chaud et on va prendre une douche. Puis il faut démonter l'antenne et monter la ranger sur le toit. Puis... il est presque deux heures, et l'endroit où on veut aller est à 6 heures de route. C'est con de tout redéballer, et on décide d'aller voir le fameux camping auquel Chuck envoie tous les arrivants.
Big deal !
Celui-ci n'est pas abandonné, il est en construction ! Pas de douches, et j'aimerais bien faire une lessive, mais pas de buanderie. Les arbres seront bien beaux, un jour, et procureront de l'ombre aux visiteurs. Pour l'instant, du haut de leurs trente centimètres, ils ne font pas le poids ! On demande le prix par nuit en arrivant : 20 $. C'est fort cher pour ce que c'est, mais on est un peu coincés. Là-dessus, le gérant arrive et nous affirme que le gardien a bien dit 26 $ et qu'on a mal compris. Comme chaque fois, on ne prend pas au mot les sommes qu'on nous annonce, et ça finit à 20 $.

Ce sera un fort beau terrain de camping, une fois terminé. Juste au bord de la mer, avec deux plages accessibles facilement; des aménagements de sites tous différents, et des murets séparant chacun. Fini le tuyau d'égoût du voisin en face de la table à dîner :-)

Hier, l'antenne ne fonctionnait de nouveau plus. Appels à Mississauga, où se trouve mon fournisseur d'accès, et... je vide totalement le compte du cellulaire, à force d'attendre qu'on me donne une réponse utile. J'ai passé 10 heures là-dessus, pour me faire dire au dernier appel que c'était mon antenne qui était foutue !

En jetant un oeil au bras de l'antenne, je constate que le mica semble gonflé. Trop chaud ?
Quoi qu'il en soit, je laisse une fois de plus parler mon instinct : je rentre le bras dans l'air frais du camping. Et on s'en va acheter un cellulaire mexicain, à 37 $ dont 30 remboursés en temps d'appel. Pas un mauvais deal.

Au retour, je remonte le bras, je réessaie et, miracle, ça remarche ! Si ça se trouve, c'est une coïcidence, et les conditions météo ont changé ou la panne du satellite a été réparée. M'enfin, si ça se reproduit, on verra. En tout cas, côté service chez Broadband, c'est fort inconstant. Mes derniers appels importunaient manifestement les techniciens.

Bon, c'est fini. En arrivant ici, je vérifie s'il y a une connexion wi-fi. Oui, mais payante. Et pas moyen de faire ça en ligne. Je prends mon nouveau cellulaire mexicain, j'appelle. On me répond qu'on me fera ça lundi.
— Lundi ? Je serai partie, lundi !
— Ah, c'est pour si peu de temps ? Une minute, je vous ouvre un compte gratuit.
— ...
— Quel est votre nom ? Anne ? Voila votre mote de passe : 1234.
Bîp bîp !
Zut, j'avais oublié que j'avais presque vidé mon cellulaire mexicain en appelant une dernière fois Mississauga pour me faire répondre une autre bêtise...

Pas le temps de dire merci, la communication est coupée. Je me connecte, retrouve le site de ce charmant monsieur, trouve son adresse de courriel et lui envoie mon merci virtuel.
Si jamais vous passez par ici, c'est là : http://www.aztechpc.com/view.php?id=25&act=1

Alors, voilà. On va rester deux jours dans ce charmant endroit in-fini, à se prélasser sur cette plage sans autres touristes que des Mexicains,





à traquer les couchers de soleil nuageux



puis les éclairs nocturnes.

[Raté, j'en ai pas réussi un seul]

Et à manger ce poulet fabuleux, rôti tout applati, dont la peau a été enduite d'on ne sait trop quoi d'irrésistible. Ou ces crevettes à l'ail découvertes hier soir dont on a racheté ce matin quelques réserves. Ça me fait penser que je devrais vous faire des photos de nos soupers !

La Frite sembe fort énervée par la présence de nombre de ses congénaires faméliques. Je leur prépare une barquette de reste de poulet et m'en vais leur servir ça dans le coin où il se tiennent. De toute façon, si je les avais mis dans le sac poubelle, ils seraient venus me le déchirer dans la nuit.

Ils chantent.