15 juin 2008

Il pleut...

Que faire d'autre que de lire ou d'écrire ?
J'ai lu tout Cyberpresse depuis une semaine, toutes les prévisions météo sur la région et toutes les critiques de campings des prochains arrêts.
Reste à écrire...

Alors donc, on a quitté ce camping à l'allure de ville, où la mer était plus proche, la plage plus large, mais la mer aussi glauque. Je ne savais pas que la mer pouvait être glauque. Tiédasse, trouble, grise.








Quelques heures de route, pas trop, on n'a toujours pas quitté la Caroline, mais on s'est éloignés de la mer.
On a traversé ce superbe pont, à Charleston, pour aboutir à...
Hollywood !!!



On arrive près de la Georgie, et les plages, par là, c'est pas passionnant, on dirait. Demain, on passera tout droit, sans s'y arrêter, en direction de la Floride.

Il pleut, donc, dans ce joli camping ombragé au bord d'un étang, à la piscine aussi trouble et visqueuse que la mer de Myrtle Beach.



Je n'ai eu que le temps de faire une lessive (ben oui, on s'habille encore, parfois), de profiter des quelques heures de répit que nous a laissées une voisine éloignée, de l'autre bord de l'étang, qui est en vacances dans une tente mais qui a pris bien soin d'amener sa télé et son antenne satellite afin de polluer au maximum l'environnement sonore de ses voisins. Je viens de sortir fumer une cigarette, et même sous la pluie, elle est assise devant sa télé à bouffer des chips.

Il pleut, la télé annonce en continu des messages de sécurité sur le comportement à adopter en cas de tornade, et nous voici, les 4, confinés dans nos 10 mètres carrés. Le Gros, qui s'est trempé quelques fois dans l'étang, en a ramené une odeur musquée. La petite rousse m'a piqué mon siège passager.

Et il est temps de penser à l'apéro.
Toujours pas de Ricard dans les ABC locaux, mais de l'ouzo. Ça fera.
Et puis, un truc produit ici et qu'on essaie de faire passer pour du vin. Un truc sirupeux qu'on avait goûté dans le magasin-winery et pour lequel j'avais immédiatement trouvé une application : moitié-moitié avec de l'eau pétillante et de la glace, plus une tranche de limette.
Raffraichissant à souhait, c'était parfait sous la chaleur du début d'après-midi... mais ne leur disons pas ce que nous faisons de leur « vin » :-)

1 commentaire:

  1. Flash-back. Je conduis sur un pont de Charleston et je n'en mène pas large. Il faut dire que le dit pont pourrait figurer dans le livre Guiness pour ce qui est de son étroitesse et que ses rambardes sont un peu trop ajourées pour ma copine qui occupe la place de la morte...Soit, le regard rivé devant moi en ne faisant pas trop attention aux voitures qui arrivent en face et semblent parfois foncer sur moi. Je me concentre lorsque tout-à-coup la sirène d'une ambulance projette mon regard dans le rétro. Non ce n'est ni une illusion d'optique, ni un bruit strident que seule une Jeanne d'Arc aurait pu entendre. Ma copine verdit. J'accèlère, mais le bolide se rapproche et le moindre coup de volant vers la droite et c'est le bouillon assuré. Finalement, quand je quitte le pont funeste, la bête hurlante semble collée au cul de ma voiture.
    De retour à l'hôtel, brève enquête... Le pont va être remplacé et les autochtones l'évitent comme la peste... Il y a eu trop d'accidents! Non vraiment??? A la boutique cadeau de l'hôtel le mot de la fin. Sur les t-shirts destinés aux touristes, le pont, toujours le pont traquenard avec une délicieuse inscription jaillie d'un esprit malin. "Get over it!" Jamais jeu de mots ne m'a paru aussi cruellement drôle.
    En voyant votre magnifique photo, j'en conclus que le pont a vraiment été remplacé. Chanceux que vous êtes!
    Josette :)

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