29 juin 2008

LaFrite, t'es où ? Prise 2

Comme à son habitude, LaFrite se pousse au moment de partir !
Cachée sous un chalet, elle refuse d'en sortir, et nous regarde nous époumoner d'un air méprisant.

Prenant cet événement comme prétexte, notre voisin en profite pour nous faire un petit sermon sur le fait que ceux qui ne croient pas en dieu sont comme des aveugles de naissance, et que c'est pas de leur faute mais ils sont quand même un peu handicapés...

Dieu ! On en entand parler à tout bout de champ. Quand ce ne sont pas les émissions évangélistes à la télé ou à la radio, ce sont des affiches immenses sur le bord des autoroutes, ou cette surenchère d'églises plus variées ou plus semblables les unes que les autres sur les bords de tous les chemins. Parfois, cinq ou six d'entre elles se disputent les âmes d'un village de quelques rues.

Une autre voisine nous aborde en français... pour immédiatement s'excuser de ne pas le parler.
Comme nous, elle et son mari sont en vadrouille dans un but indéterminé et pour un temps tout aussi vague. Canadiens, ils arrivent de Nouvelle-Zélande. Ils ont un blogue, eux aussi, et ils méritent bien que j'en fasse la promotion : Brent, l'ingénieur mari de Jo a réussi à faire sortir LaFrite de sa tannière à coups de jets d'eau !
C'est en anglais, et ils suivent plus ou moins le même trajet que nous, mais avec des intérêts fort différents :
http://www.travelpod.com/travel-blog-entries/brentandjo/1/1214444580/tpod.html#ENTRY

Bref, on est partis tard, et on a passé une nouvelle nuit en Floride, à Navarre, puis une autre à Perdido Key, dans un parking qui se prétend camping, mais à 70$ la nuit !
Le sable est si blanc qu'on dirait qu'il a neige :



Bon, la plage est superbe, et c'est un peu plus calme que cette horreur qu'est Panama City et ses kilomètres de buldings, de touristes et de mauvais goût.



Après que LaFrite nous eût refait encore le coup de la disparition, mais pas trop longtemps, on file vers l'Alabama. C'est pas loin; quelques kilomètres.
Au bout de la presqu’île, un ferry qui nous amène sur l'ïle du Dauphin, puis un pont immense qui nous transporte de l'autre côté de Mobile sans avoir eu à la traverser.





À peine quelques kilomètres, et l'Alabama est déjà derrière nous; nous voici au Mississippi.

On a beaucoup parlé des dégâts de l'ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans et en Louisiane, mais le Mississippi en a aussi pris un sacré coup ! Tous les campings que nous visitons (pour en resortir aussitôt) ont plutôt l'air de camps de réfugiés. Même le mythique Southern Comfort sur lequel je fondais de si grands espoirs :-).

Traverser Biloxi prend plus d'une heure, la route a été emportée par les flots ! Partout autour, arbres arrachés, ruines de vieilles maisons qui semblent dater de la Guerre de Sécession, immeubles en reconstructions. Trois ans déjà, et presque rien ne semble avoir été fait.
Une dame de Louisiane, réfugiée dans un camping floridien, nous racontait que tout ce que le gouvernement a fait pour les sinistrés, c'est de les bourrer de calmants.

Sur cette page, on voit la route 90 que nous avons traversée, mais qu'un casino avait traversée dans l'autre sens au moment de l'ouragan :
http://www.nasa.gov/images/content/126886main_biloxi_flood.jpg

Le dernier camping de ma liste est le bon ! Une petite oasis, où on dirait que l'ouragan a préservé par miracle la majorité des arbres. C'est calme, les voisins ne viennent pas nous parler, même pas pour demander la race de Gustave, et nous foutent une paix royale. Pour l'instant, ils sont tous en train de souper ensemble en se partageant leurs plats.
Un étang où gustave se trempe le ventre, plein de libellules à attrapper pour LaFrite, j'ai vu une tortue, aussi (je ne pensais pas que ça courait aussi vite !)



L'humour du coin :



Le repos du guerrier :

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