On est une heure plus tard.
Quand on est arrivés au camping, le bureau était fermé !
Pas grave, ils affichent les sites libres, leurs caractéristiques et le nombre de jours qu'on peut l'occuper. On s'est installés, on paiera demain.
Une autre petite journée de route, pas trop longue.
Heureusement, parce qu'on s'était levés à pas d'heure !
Après un réveil pressé de LaFrite qui avait repéré, dans l'aube naissante, un nouvel ennemi à combattre et qui demandait la porte, je m'étais levée pour appécier ce lever de soleil orageux :



... sur la mer d'huile dont on avait la veille essayé la plage sans vagues :

... je m'étais rendormie du sommeil du juste.
À 10 h 30, réveil, café, jasette, LaFrite qui observe le héron, on remballe, et en route après avoir signé un témoignage pour notre voisin malchanceux dont le moteur de bateau semble bien avoir été anéanti par le coup de foudre de hier.

Un arrêt essence (4,09$ le gallon de diesel), un autre arrêt épicerie (trois jours qu'on n'a plus de propane pour la cuisinière !), un troisième pour changer les essuie-glace à qui les orages ont fait la vie dure; et un petit dernier pour se ravitailler en rhum (faute de cubain, on boit le meilleur de la Barbade). Pis, tiens, un petit rouge pour les steaks de ce soir. Et tant qu'à faire, une demi de Jack Daniels.
La plupart du temps, la 98 suit la côte, et on peut ainsi apprécier la qualité des plages au fur et à mesure de notre route. Les vagues commencent à peu près ici. Ça nous changera de ce lac calme et plat, même sous l'orage, que nous avions à Keaton Beach.
Demain, on prendra les vélos pour aller voir de près à quoi ça ressemble.
À propos de fuseau horaire, vous êtes déjà allés à Chicago en train?
RépondreSupprimerLa première fois, après 5-6 heures de voyage, on commence à être fatigué et on a hâte d’arriver. Quand on arrive dans les environs de Gary (Indiana), on regarde sa montre et on se dit "Ouf! Il ne reste plus que vingt minutes avant d’arriver", et on regarde dehors et on voit que la ville s’épaissit… Pas d’erreur, on arrive!
HORREUR! Peu après Gary, le conducteur passe dans le train et annonce "On change de fuseau horaire, tout le monde recule sa montre d’une heure!!!".
On a donc une heure de plus à se taper une banlieue absolument horrible et dégueulasse.
(Pour ce qui est d’aller à Chicago en train de marchandises, c’est beaucoup plus éprouvant… On peut faire aussi peu que cinq kilomètres en dix heures)…
Non, bien sûr qu'on n'a jamais été à Chicago en train !
RépondreSupprimerMais à propos de train, cette histoire que je n'ai pas racontée :
c'était encore en Floride, je crois, sur une petite route. On arrête à un passage à niveau dont les lumières clignottent et dont la barrière est baissée. On attend... En face, une voiture arrive, se faufile entre les deux barrières et s'enfuit dans notre dos. Une autre arrive... fait pareil.
On attend.
Au bout de 10 minutes, on se décide à aller examiner la voie. À gauche, une espèce de gare de triage d'une usine; à droite, des rails jusqu'à l'horizon, et pas de train. On remonte, on attend.
Deux autres voitures passent encore en sens inverse sans même se donner la peine de vérifier si un convoi arrive ou non.
Je redescends et décide de faire le guet sur la voie pendant que Gilles passe avec le camper. Les deux voitures qui patientaient comme nous en arrière profitent de ma bénédiction.