15 juil. 2008

Coucou, nous r'voilou !

Une vraie semaine de farniente !
Pas d'obligations à part celle d'aider Gustave à remonter les marches de la maison sur pilotis, après son pipi.

On regarde les oiseaux, la plage, le soleil, les baigneuses, les surfeurs depuis notre balcon, et on ne se sent même pas coupables de ne pas y alller, sur la plage ! C'est le luxe.







Trois chambres, deux salles de bains... ça nous change du camper !
L'antenne est en place et le sud se trouve tout seul, face à la mer.

J'ai fait l'erreur de prêter l'accès à mon routeur à un voisin qui voulait «vérifier ses email»... Et qui ne m'avait pas dit que ses deux ados voulaient aussi «vérifier leurs email»!
Le lendemain matin, j'ai changé de mot de passe ! C'est pas fait pour télécharger de la musique de sauvage et des films de cul, cette petite chose !!!



Drôle d'endroit, que ce Surfside Beach. Au nord, les usines de la Dow Chemical, les raffineries. La nuit, elles illuminent le ciel dans un coucher de soleil permanent...



Au sud, à l'horizon, les plateformes de forage, les « tankers », les pétroliers. Au centre, ce minuscule village balnéaire sans flonflons, sans MacDo, sans immeuble de béton...

Bref, rien à vous raconter, de cette semaine tranquille.

Et hier matin, on a remballé dans le camper tout ce que l'on avait si généreusement étalé à travers la maison.
Miracle, ça re-rentre !

Rockport ? Fulton ? Corpus Christi ? On ne sait pas encore où on va quand on s'en va remettre les clef.

J'ai essayé de mettre le GPS à jour via Internet. Résultat ? Ginette en a perdu la voix. Plus de «recalcul» quand on ne suit pas la voie qu'elle nous a tracée, plus de «faites demi-tour», plus de «Saint» quand elle lit «St» après le nom d'une rue, plus de «achdoublevéïgrec» pour le Hwy des highways... Ginette était un peu bête, mais elle nous manque, et on se trompe deux fois de route.

Le Texas, c'est platte. Des champs de ça :



Puis des champs de ça :



Des routes sans fin, sans village, sans rien. Tellement sans rien que... le réservoir d'essence est presque vide ! Et rien, rien, rien à l'horizon.



Il doit rester quelques litres dans le fond du réservoir lorsqu'on aperçoit enfin la pancarte d'un Exxon. Sur la porte, ces étranges avertissements :



Il ne reste que quelques kilomètres pour voir la mer, et, bon, c'est là qu'on s'arrêtera.



Fulton Beach.
Beach ? Bof.
Quai de pêche, port de pêche, jetée de pêche. Plage, non.

Et ce camping où on est un peu à l'étroit sous un soleil de plomb à côté de voisins au nom étrange...



Non sans charme, ce camping, avec son petit cloître où il ferait si bon s'il n'était pas abandonné et interdit d'accès, une vraie impression de rencontrer ce qu'on entend parfois appeler l' esprit du Sud.





Un cardinal qui nous réveille,



Les arbres torturés, et mangés, comme en Louisiane, par cette mousse qui s'installe partout.



Demain, on repart. Pour une dernière étape avant le Mexique.
On aimerait bien avoir réparé Ginette avant. Et lui avoir trouvé une carte du Mexique. Et voir Gustave aller un peu mieux. Et réparer la valve du réservoir à propane...

Mañana...

1 commentaire:

  1. Si les amerloks interdisent de boire de la bière, c’est parce qu‘ils sont pas capables de boire de façon civilisée; quand ils sont saoûls, ils deviennent des sauvages.

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