9 août 2008

Des bouilles



Puisqu'on en demande :-)

Je n'osais pas trop, en fait, photographier nos hôtes. Et en allant au village, j'oublie toujours mon appareil. Pourtant, du petit pont sur l'Aticama, que de scènes de baignades j'aurais pu prendre !

Mais hier, la famille d'Alberto était dans la rivière. Les gars, du moins.
Alberto, et Jesus, et Edwin, et Albertito le bébé, et papy Eugenio.


(Alberto, Albertito et Jesus)


(Les mêmes, avec papy Eugenio à gauche, et leur maison dans le fond)

Alberto, nous voyant nous diriger vers la mer, nous a accompagnés, avec Edwin et Jesus, nous casser les orteils sur les gallets pour atteindre ce qu'on ne pourrait appeler une plage, puisque jamais plus la marée ne se retire assez pour en découvrir le sable.
Et nous voici, les quatre (Jesus a peur des vagues et reste au bord), dans les vagues.
Alberto, à chacune des plus fortes, crie «a bajo ! » afin qu'on se jette en dessous. Des vagues grosses. Très grosses. Et à chacune dont on sort indemne, on rit comme des enfants.

La dernière que j'ai prise, j'étais trop loin pour passer en-dessous. Et je me suis retrouvée dans l'essoreuse en début de cycle: la mousse, l'eau, le tourbillon ! J'ai réussi à passer mon bras hors de l'eau, pour qu'on me voie, mais personne ne m'a vue, trop occupés qu'ils étaient à remettre leurs maillots :-)
Quand j'ai réussi à me sortir la tête de la laveuse, je me suis empressée de rejoinde Jesus. Gilles faisait du body-surf armé de ses palmes... et nu jusqu'aux chevilles !

Quand on est revenus vers la rivière, papy Eugenio était ecore là, mais la blonde d'Alberto avait récupéré Albertito, l'avait séché et langé, et ses yeux verts foncé pleins de pépites d'or lançaient des éclairs plus violents que ceux de nos orages nocturnes !

«Je suis resté ici, chérie, je n'étais pas avec les gringos ! » ment effrontément Alberto. Papy ne dit rien. Les frères non plus. Nous, on découvre un peu déçus qu'on est des gringos. Mais bon... C'est ça qu'on est, hein ?

Trempant dans la rivière pour nous rincer, je raconte à Alberto que je me suis sentie prise dans la machine à laver, dans les grosses vagues. Tout le monde rit. Aujourd'hui encore, il raconte ça à toute la famille arrivée pour le week-end !

Et il n'y a pas que la famille qui est arrivée. Des vrais touristes mexicains nous ont rejoints dans le camping. Un camper plus que vintage, une autre famille dans deux tentes. Et nous, en «vieux» résidents, presque des amis de la famille...





Les ados s'intéressent au Mac, à l'antenne, au prix que ça coûte, si je suis en wi-fi. La petite veut pendre des photos.



Et je me retrouve au milieu d'une conversation où plus personne ne se formalise de mon origine ou de ma langue maternelle, et me parle comme si j'étais comme tout le monde. Je donne les biscuits de chien qui me restent à leur basset et montre les photos de Gustave. On resterait ici pour des mois !!!


Alberto (les tatous), Jesus à sa gauche, Edwin à gauche de la photo, le cousin en t-shirt jaune dont je ne connais pas le nom mais qui pose beaucoup de questions en parlant très très vte.

Lundi, on repartira. J'en aviserai Alberto, demain.
En espérant trouver bientôt un autre hâvre de paix comme celui-ci.

Et, hop, un autre coucher de soleil avec cook :-)


Et des papillons ennivrés des fleurs tombées des cocotiers :

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