Cher public en délire, en manque, je sens que la révolte gronde...
Les photos ? Ce sera pour un jour de soleil...
Il traîne au-dessus de nos têtes, depuis quelques jours, des fragments de la tempête tropicale Lowell. (On est quelque part près de 105,5/22)
Ike, dans le golfe du Mexique, est fort loin de nous, heureusement; mais il a dû faire quelques dégâts à la petite maison qu'on avait louée à Surfside Beach, au Texas...
Ici, Lowell a emporté quelques maison, des pans de montagne, des arbres, et 6 personnes.
On était allés faire des courses à Tepic, avant-hier. Au WalMart, pour changer. Mauvaise idée.
On était partis un peu tard, on a traîné un peu pour se choisir une machine à café un peu moins rudimentaire que notre cafetière italienne, et puis, arrivés à la caisse, tout passait sauf les coeurs de romaine. On attend un code (pas le prix, il est indiqué dessus... un CODE !).
Lassée d'attendre, je propose de payer le reste tout de suite et de payer la salade cash après.
Aaaargh ! La caisse refuse ma carte Visa. Pas de problème, il suffit d'un appel à la banque, me dit la dame. UNE HEURE, que ça a pris. Mes surgelés étaient dégelés, mes nerfs fort chauds.
Et le problème de ma salade pas encore réglé. Bon, on mangera de la Iceberg. Chaude :-)
Après, on avait prévu d'aller dans le centre-ville réapprovisionner la réserve de cigares de Gilles. Je me souvenais vaguement où c'était. Un peu trop vaguement, sûrement :-)
Une autre heure à tourner et re-tourner dans les sens uniques qui changent d'une fois à l'autre dans cette ville. On a enfin réussi à rejoindre le morceau de l'Avenida Mexico coincé entre deux culs-de-sac où se trouvait le magasin. Une librairie fournie essentiellement en bouquins ésotériques, mais où on a trouvé une collection de BD de série C fort amusantes dont je vous scannerai un de ces jours des extraits.
Bref, au moment de retourner vers Aticama, la nuit était tombée. Et la pluie qui recommençait!
La traversée des 35 km de montagne était périlleuse : effondrements, innondations, rochers ou arbres barrant la route, tout pouvait arriver au détour d'un des innombrable lacets de cette route ! Fort heureusement, les services de protection civile étaient passés avant nous et avaient dégagé tout ce qu'ils pouvaient. Ne restaient à franchir que les petits torrents traversant la route. Et puis, aussi, traverser Aticama, capitale mondiale du nid-de-poule caché par les eaux !
Il était 22 heures quand on a enfin re-stationné le camper dans le marais que devient notre terrain après les fortes pluies.
Comme après chaque forte pluie, les réservoirs municipaux sont innondés d'eau boueuse. Alors, pour éviter les contaminations, les autorités coupent l'eau. Ce matin, c'est vaguement revenu.
Ces jours sans eau, on utilise la réserve du camper pour la vaisselle, la rivière comme salle de bains, et les gallons d'eau purifiée pour l'alimentation...
Demain, on va voir les compétitons de surf à Santa-Cruz, à quelques kilomètres au Sud d'ici.
Je vous raconterai.
On dirait bien que, aller voir ça, c'est plus une occasion de socialiser qu'un intérêt réel pour le sport.
Espérons qu'il fera beau.
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