24 oct. 2008

Enfin de l'action !

Ça fait des jours qu'on rien. Enfin, qu'on comme d'habitude : glande, nage, glande, mange, travaille un peu, dort... Rien à raconter, même de la virée à Tepic pour l'épicerie.

Sauf peut-être mes leçons quotidiennes de français à Lili... Quelle bonne élève !
Un jour les membres de la famille : frère, soeur, beau-frère, grand-mère... ; un autre les jours de la semaine, puis les mois de l'année, puis les nombres, les couleurs...
Elle sait tout. Chaque jour, elle me revient avec sa leçon de la veille sur le bout des doigts.
On n'écrit pas. Elle s'écrit ce qu'elle entend dans son petit carnet. Ça marche.

Et puis une histoire triste : Aby, la petite chienne-saucisse du camping avait décidé de suivre Pedro-le-chialeur. Et Pedro a décidé de traverser la route. Et Aby s'est retrouvées saucisse plate.
Plate.

Pauvre Aby.


Le calme quotidien, quoi...

Ah, mais ce matin !
Ce matin, il y avait deux pêcheurs dans l'eau, armés de chambres à air de camion.



En allant jeter un oeil à « ma » rivière, j'ai vu leurs vélos.



Déjà, c'est tout un événement !

Il faisait gris, et frais, ce matin. On s'est rappelés qu'Alberto nous avait parlé d'une tempête tropicale il y a deux jours, et qu'on avait vérifié sur Internet et qu'il n'y avait rien et qu'on avait bien ri.

Lili, seule pour la journée, nous a confié Albertito qui a fait tout un chiarre pour dormir quand l'heure est venue, alors qu'elle passait la tondeuse sur les presque 2 kilomètres carrés à sa charge.
On a fini par l'avoir, il s'est couché.

Et c'est à ce moment que le vent s'est levé. Fort ! En pleine forme !
Tout a commencé à s'envoler : les chaises, le linge, les poubelles, même moi, presque !

Effrayés, un couple de Britanno-Colombiens en route vers le sud se sont arrêtés et installés avec leur petit camper, un peu n'importe où.
Lili était partie sur mon vélo faire des courses à Aticama.
On les a accueillis, un peu comme Chuck l'avait fait avec nous à Mazatlan : on vous prévient, il n'y a ni eau ni électricité, et les toilettes sont lavées une fois par mois :-)
Pas de problème, on est autonomes, qu'ils nous ont dit.

Bon. Des voisins. On va parler anglais, ça nous changera...

Il pleut des cordes. Il vente à écorner les zébus.

Dix minutes plus tard arrive un autre camper, un de ces géants, avec des extensions partout.
Le nouveau voisin s'exclame « Eh, je les connais » !
D'autres Vancouverois...
Tout le monde s'installe et s'enferme chez soi pendant que la tempête souffle.

On rentre, constate que la connexion Internet a rendu l'âme.
Je jette un oeil à travers le rideau d'eau qui couvre le pare-brise... Du feu ?
Du côté de chez Lili ?
J'ouvre la porte pour mieux voir. L'eau s'engouffre. Gilles proteste.
Merde, la foudre a frappé une des bornes électriques, et ça crame juste sous un palmier !
On y va ?
On y va !
Merde, comment ça marche, un extincteur ? Même, comment ça se détache du mur ?

Défais le « scratch », retire la goupille, cours vers le feu dans les torrents qui se déversent sur le terrain, Gilles sur mes talons, la trouille que toute l'eau dans laquelle on court soit au 110 !

C'est fort simple, d'utiliser un extincteur : un modèle d'egonomie... Pousse la gachette (même si tu sais pas où est la gachette, elle te tombe sous le doigt toute seule) et vise la base du feu. Ça marche :-) Bon, quelqu'un sait où on fait remplir un extincteur dans le coin ?

Le temps se calme. On resort tous de nos abris. Les B-C s'installent en groupe dans leur chaises pliantes face à la mer. On reste avec Lili, Edwin (miraculeusement revenu), Albertito, sous l'auvent qu'on rouvre.

En allant causer avec les anglos (merde, deux langues, ça va; trois, bonjour les dégâts ! je commence à parler anglais à Lili, français aux nouveaux, espagnol avec Gilles...), je reçois leurs félicitations pour mes qualités de sapeur. Les deux dames trouvaient étranges ces Mexicains qui se faisaient un barbecue dans la tempête, et n'ont compris que lorsqu'elles m'ont vue avec mon extincteur.

Bon, comme pour tout bon Canadien, le coucher du soleil appelle le souper et le dodo immédiat. Bonsoir, à demain.

Bien sûr, avec le temps qu'il fait, pas de coucher de soleil. Mais voilà celui d'hier :


4 commentaires:

  1. Wow !

    Voilà qu'Anne se met à jouer aux soldats du feu !
    On se demande presque ce que vos hôtes feraient sans vous... :-)

    Et l'eau de l'océan sous le coucher de soleil, elle est à combien ?

    Portez vous bien.

    --
    Frédéric

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  2. Ouf ! des nouvelles.
    Pauvre Aby, ça ressemble un peu trop aux écureuils, marmottes, moufettes et autres Kamikazes en face de la maison ou sur la 116. Ça fait le bonheur des corbeaux et des mouettes, mais ça fait toujours mal au coeur.
    Ouais, j'approuve, c'était risqué votre intervention d'extinction...
    En attendant, continuez de glander, nager, re-glander, re-manger. Ici on est dans la feuille morte et trempée.
    Eux-autres, y glandent aussi, auprès du poële à gaz !
    Maudit automne, pas moyen d'aller pisser sans se faire tremper.

    Bon, je retourne auprès du petit poële.

    Pen Duick

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  3. > Frédéric a demandé :
    >Et l'eau de l'océan sous le coucher de soleil, elle est à combien ?

    J'ai pas planté le thermomètre, mais en me fiant à mes habitudes de piscine montréalaise, je dirais 28 degrés.

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  4. > À Pen Duick

    Méfie-toi des chats inconnus qui veulent t'emmener jouer de l'autre côté de la route !

    Et si ça peut te consoler des feuilles mortes, ici aussi c'est l'automne, et il faut se méfier des nois de coco qui tombent !

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