18 févr. 2009

Bon sang, déjà le 18 ?

C'est pas que je sois paresseuse, mais, rivée à mon travail 12 heures par jour, j'avais bien peu à raconter à part mes misères dans Dreamweaver dont j'ignorais tout au moment de commencer...

J'ai fini, ou presque... Ne reste que la correction des bogues du site, au fur et à mesure qu'on les découvrira.

Je pourrais prétexter la visite de Jean pour mon manque d'assiduité, mais c'eût été mentir. À la limite, ses promenades à moto avec Gilles m'ont donné plus de temps, plus de calme.
Et puis, j'ai bien pris le temps de préparer un vrai souper chaque soir. On a même mangé notre premier gigot d'agneau en six mois !

Un soir bidoche, un soir poisson. Et du pain frais presque tous les jours !

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À propos, spécial pour Jean, ma recette finale, adaptée de celle d'Athéna donnée ici :

4 tasses de farine (celle que j'ai ici est pure, non préparée)
2 tasses d'eau tiède (on met la main dedans, on ne sent rien)
1 cuiller à soupe de levure
1 cuiller à soupe de gros sel
1 cuiller à soupe d'huile d'olive

Mettre la farine, le sel, l'huile dans un cul-de-poule; mélanger
Mélanger un fond de l'eau tiède avec la levure, jusqu'à ce que cela forme un liquide homogène
Verser sur la farine, mélanger à la cuiller de bois
Ajouter progressivement le reste de l'eau tiède jusqu'à obtention d'une pâte qui se mélange facilement.
(Je cherche un exemple de consistance qui lui dira quelque chose... Du composé à joints, je dirais ! )

Laisser reposer.
Pour moi, ici, une heure suffit, à cause de la température et de l'humidité.
À Montréal, ça pourrait prendre plus de temps. Le volume doit avoir doublé.

Chauffer le four à gaz à 230 decrés C.
(Encore une fois, un four électrique, c'est pas pareil... [en plus, c'est de F] Voir la recette originale pour la temprature recommandée, puis ajuster au fur et à mesure des essais.)

Verser la pâte dans le moule à pain, et la laisser remonter un peu le temps que le four soit chaud.

Faire cuire une heure, sans ouvrir le four.
(Encore une fois, le temps, ça varie avec la température, l'humidité, le gaz ou l'électrique...
Regarder par la fenêtre du four plutôt que de vérifier en tâtant.)

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Ça a l'air bien, d'avoir de la visite. On fait des trucs qu'on n'a jamais fait, on fait visiter la région, chose qu'on a que peu faite à deux.
La prochaine fois, j'essaierai de participer !

Au moins, j'ai été à Puerto Vallarta pour l'arrivée et pour le départ.
Deux visites à Gringoland.

Hier, on est partis fort tôt, parce que l'avion de Jean était à midi et demi, qu'il devait être là deux heures avant, qu'entre notre État du Nayarit et le Jalisco dont Puerto Vallarta fait la frontière il y a une heure de plus, et parce que la route, c'est deux heures et demie.
7 + 1 + 2,5 = 10,5
10,5 + 2 = 12,5. Voilà.

On était libérés des adieux à 11 heures. Vous savez comme j'aime ça, les sentiments...

Direction le Home Depot.
C'est Gringoland ! Quatre Américains pour un Mexicain.

Et rien... Rien de plus qu'au Québec, en tout cas.
On a acheté un tabouret de plus, parce que deux, c'est comme... peu; des bébelles électriques parce que les prises électriques, c'est pas ça; de la terre à empoter; des tiroirs de rangement Rubermaid parce que tout traîne... Rien, quoi !
Et des gringos partout, qui donnent leurs ordres en anglais à des employés mexicains formés pour... Même les clients mexicains se parlent anglais entre eux, pour faire couleur locale.

Deuxième étape, le Giga; le supermarché du coin.
Celui que j'avais connu lors de notre étape à Mazatlan n'a rien à voir.

Ici, que de la gringa et un peu de gringo qui suit, obéissant.
Moyenne d'âge... 65 ans.
Et puis, des « gays ». Des dizaines de « gays ».

Les comptoirs ? du manger de gringo. Des brocolis (les gringos aiment le brocoli... un président leur a dit que c'était bon), du jambon sous vide, 18 marques de ketchup, un peu plus de variété dans les céréales qu'à Tepic; du sable à chat.
Mais pas de camembert; les gringos ne mangent pas de camembert...

Christina, notre voisine, m'avait prévenue que j'en trouverais en conserve, du danois.
J'espérais que, le temps aidant, on trouverait du goût à celui-là, mais... non.

Au rayon des vins, une gringa d'un âge certain, qui devait s'ennuyer, nous aborde en anglais pour nous conseiller. Je déclare, péremptoire, en espagnol, que je ne parle pas anglais.
Non mais ! C'est pas une vieille Américaine qui va m'expliquer le vin, non ?

Bref, on ajoute, dans l'espace arrière fort ténu où j'ai voyagé à l'aller, nos maigres emplettes.
Une petite blouse rose en plus, tout de même, que je n'aurais pas trouvée ailleurs.
Et une casserole italienne. Notre cantine de camping a rendu l'âme : le fond est écaillé, la rouille monte à la surface quand on y fait bouillir l'eau.

Retour « chez nous ».

La nature, les couleurs, sont bien différentes, par là bas au Sud. Tout y est jaune !
Les fleurs, les fruits, les arbres...
Ils n'ont même pas de bougainvilliers ! Pas de ces roses, ces oranges, ces saumon, ces violets !
Rien tout jaune et vert...

Ah, c'est quand même mieux « chez nous » !
On le sent, quand on arrive. À la couleur de l'air, à l'endroit où le soleil se couche, à l'odeur, même !
Moi qui n'ai jamais ressenti la moindre émotion devant un paysage autre que la Mer du Nord, je m'étonne d'admirer « nos » montagnes baignées de brume, de m'interroger sur le nom d'un arbre, de découvrir qu'un nouvel oiseau migrateur vient d'arriver.

J'en avais rien à cirer, avant, de la Nature !
Peut-être suis-je enfin arrivée chez moi ?

À moins que ce ne soit l'âge :-)

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