21 févr. 2009

Du courrier !

C'était lundi dernier, mais j'avais oublié...

À San Blas (j'ai même pas été moi-même, j'ai demandé à Roberto), deux premières enveloppes dans ma nouvelle boîte postale : une grosse enveloppe transférée par Jean, pleine d'enveloppes brunes identifiées Revenu Canada et Revenu Québec. Beurk. On n'a même pas ouvert...

ET... la lettre de Frédéric, mon seul fan affiché ici !
Si seulement je la retrouvais, dans le bordel créé par ma tentative de mise à jour du Mac de mon voisin, je ferais une photo.

Si ça en tente certains, de la remplir un peu avant que n'arrivent les premiers comptes de taxes foncières, factures d'électricité et autres comptes d'eau ou de téléphone (qu'ils se dépêchent, on repart dans un mois), il suffit de me demander l'adresse par courriel à an.guille [à] gmail [point] com. (Je la mets pas ici, j'ai déjà reçu des courriels malveillants, je ne rêve pas de courriers de la même eau :-)

Hier, petit tour à San Blas. On a enfin resorti le camper, qui n'avait pas bougé depuis fin novembre. Mais comme Jean avait un peu rempli la réserve d'eaux noires et grises (c'est comme ça qu'on dit pipi et caca, dans le monde du camper) on est allés se vider sur le terrain de John (chut, il ne le sait pas, on a inauguré sa fosse septique - et s'il me lit, il ne comprendra rien, Arizonien qu'il est :-). Il le méritait bien.
Comme Lili va occuper le camper quelque temps avec son Gordo, ça pressait.

Bref, à San Blas, passage par la tienda de Salvador, le seul détenteur de cigares du coin. Ça pressait, ça aussi !
On avait emmené Lili qui voulait faire arranger son cellulaire. On se sépare pour faire chacun nos affaires...
Rendez-vous au Bar des âmes perdues, le San Blas Social Club, pour une bière et un lunch.
Le patron nous accueille comme de vieux amis quand on s'installe à notre place déjà habituelle. Faut dire qu'on a l'air plus frais que la faune qui s'aglutine au bar. Yeux bleus et cheveux blancs en majorité, sauf Cole, qui va sur ses 50 ans, habite chez ses parents et drague férocement une dame mexicaine. On cause un peu anglais, je déteste ça, j'en perds à chaque fois mon espagnol.

Arrive Lili, qui cause une commotion ! On n'a probablement jamais une fille aussi belle ni aussi jeune dans ce bar ! Elle jette un oeil à l'affichette interdisant l'accès du lieu à son fils, et installe Gordo sur un tabouret à notre table.
Tous les yeux sont rivés sur elle, par l'entremise du miroir, pour les plus discrets.
Exorbités, les yeux des mâles, comme dans une BD de Gotlib; sauf ceux du vieux couple au bout droit du bar, qu'on ne verra que de dos sans jamais arriver à déterminer si celui de droite est juste très gras à des endroits trop féminins, s'il a pris trop d'hormones, ou si c'est une femme à barbe.

Et chacun d'essayer d'amadouer Gordo, histoire de séduire la maman. Même le patron, qui verrait bien son chiffre d'affaires tripler s'il arrivait à l'attirer derrière le bar moyennant salaire...

Ben non, on prend juste deux bières et une limonade, trois hamburgers avec salsa.
Gordo fout plein de trucs par terre, bouffe deux cartons de bière et déchire les pages d'un vieux New-Yorker de 2007, ce qui justifie un pourboire généreux, et on s'en retourne.

Quand même, c'est le seul endroit où on entend du bon jazz. On retournera quand même.
Et puis, on se sent fort jeunes, quand on y passe :)

L'hiver s'en va. Mes graines de tournesol, plantées il y a à peine deux semaines, commencent à ressembler à la forêt de Palombie. Enfin... commençaient... avant que je visite, ce matin, le jardin de mon voisin John. Ça, c'en est une vraie ! Des plantes de tous les noms dont je serai à jamais incapable de retenir les noms, des pousses de tout, des fleurs, des fleurs, des fleurs, et des becs de perroquet d'un mètre de long ! Des palmiers de toutes les espèces, des plantes saprophytes sur les troncs des palmiers, des cactus qui grimpent le long des murs, ...

Il me faudra bien de la patience pour arriver à ça. Et sans jardiner, moi !

LaFrite n'aime pas la compétition. Lili passe la nuit dans le camper, et elle me fait payer cher mes faveurs à une autre qu'elle! Alors que j'ai traîné un peu hier soir pour essayer de réparer les gaffes que j'ai causées au Mac du voisin; au moment où j'éteins tout pour aller dormir, la grosse décide de mettre le vase de bec de perroquets par terre (LaFrite ne boit que l'eau des vases, ou l'eau qui traîne dans le fond de la douche et l'eau des verres dans lesquels les humains ont bu - aucune chance qu'elle boive dans un bol à côté de son bol de bouffe).
Rien de cassé, heureusement, mais quelques litres d'eau à éponger, sans faire trop de lumière ni de bruit; Gilles dort déjà... J'en suis encore à cette opération qu'elle revient par la fenêtre, une souris dans la gueule, pour la relâcher vivante dans la cuisine ! Heureusement, quelques coups de balai retranchent la bête vers la porte, et la voilà qui sort par en-dessous.
La grosse essaie de la suivre, mais elle n'a aucune chance de passer par un trou de deux centimètres de haut ! Elle se détourne vers la fenêtre, mais trop tard, semble-t-il, sa proie s'est échapée... Ouf, au dodo.

Ce matin, Lili s'en allait à Tepic chez sa mère. Le calme est revenu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Vos commentaires seront modérés.
Ils peuvent être anonymes, mais signez-les, quand même :-)