Il recommence à faire chaud, la mer a retrouvé ses vertus climatisantes.
Je n'étais plus allée me baigner depuis des semaines. Mais ces jours-ci, ça me paraît indispensable!
L'Océan commence à retrouver ses gros rouleaux, ceux qui me font peur, parfois, tant ils sucent l'eau en dessous d'eux pour se nourrir et gonfler, gonfler, avant de s'écraser dans un boucan de fin du monde !
¡A bajo !
La douche chaude n'aura servi qu'un mois et demi.
Des petites fleurs, le long des routes, aparaissent, que je n'avais jamais vues auparavant. Plein de petites jaunes, sur la route de Tepic. Des mauves adorables près du pont d'Aticama. Mon bougainvillier est devenu dingue, son petit frère dont j'ignore le nom –une grimpante aux fleurs oranges spectaculaires– s'ennuie dans son pot et aimerait bien un mur où coller ses vrilles et ses jeunes pousses qui sortent de partout !!!

Mes pousses commencent à souffrir de la chaleur. Arrosage deux fois par jour.
Mais que vais-je bien pouvoir en faire, quand on repartira bientôt ?

Les manguiers sont en fleurs, eux aussi. Des fouets un peu tristounets, sans grand intérêt, mais qui émeuvent aux larmes John-le-voisin, qui songe à tous les beaux fruits qu'il va récolter pour son usine de fruits secs.
Ça doit être la saison des bananes. Tout le monde nous en apporte. Des mini, des « macho », des roses...
Même Martin, le pêcheur, qui, ayant échangé pour des fruits tout son stock de poisson avec son cousin, nous en apporte...
Alors, je fais des smoothies aux bananes, des quatre-quarts aux bananes, des bananes grillées au miel.
Et puis, c'est aussi la saison des oranges. Alors je presse, je prese, je presse !
Lili est partie vivre chez ses parents à Tepic pendant que son chum est « parti au Mexique en attendant que les choses se tassent » :-)
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