7 avr. 2009

À Vincent...

(de Bordeaux, un spécial pour lui, qui a découvert ce blogue par hasard et me demande de continuer...)

Je croyais que Montréal, en avril, c'était atroce parce que l'hiver n'en finissait plus de finir.
Mais non. Il n'a pas besoin de son hiver passé pour être morne, triste, froid, gris.
Et puis les gens qu'on rencontre dans la rue, qui semblent habillés pour affronter l'Anapurna !

J'ai envie de voir des mollets velus au bas de shorts, des épaules de filles, des nombrils qui s'échappent de camisoles, des gougounes, des bourgeons dans des arbres, des bouts de feuilles de tulipes !

Mais, ce soir, les toits qu'on voit depuis le salon sont blancs. Et il faut vraiment le vouloir, fumer une cigarette dans la fenêtre ouverte !



Ah, l'appartement !
Le luxe un peu passé, les trucs qui se déglinguent tranquillement (comme nous), la machine à vaisselle qui coule, les portes escamotables qui n'escamotent plus, le tapis blanc qui a subi les outrages du temps (note à MH: un peu de savon à vaisselle, et les taches de vin ont totalement disparu, t'inquiète !); les téléphones qui semblent surgis d'un fond de grenier...






Et dans tout ça, on travaille ! Beaucoup, en plus !
Comme si on avait encore un vrai bureau vraiment rentable.
On regrette de ne pas avoir emporté plus de matériel : l'imprimante tout-en-un (on en a acheté une nouvelle - à donner dans deux mois), l'iMac, le graveur de CD, le cable pour mon grand écran laissé chez Pierre... Et mon MacBook qui part à veau l'eau ! Plus de lecteur CD, le clic du trackpad qui déconne, des petits accorcs un peu partout sur la caisse qui me font craindre d'éternuer ! Quant au Titanium de Gilles... il n'en avait pas l'air, comme ça, mais c'est bel et bien un ordinosaure !



Bref, tous les boulots sont urgents et on n'a pas vraiment le temps de s'occuper de la vente des meubles.
Quant à celle du camper, on a décidé hier soir de postposer. On le garde et on repart avec, loadé comme un truck de Mexicains :-). On le vendra dans un an.

LaFrite nous manque.

2 commentaires:

Marcellino Dufournelli a dit…

Meh. Si tu voulais voir du poil aux pattes, fallait revenir en juillet, pas en avril…

Anonyme a dit…

C'est trés gentil, je m'inquiétai pour rien alors car la plume est là ! Trés joli chez vous, trés austin powerisé effectivement!
Bonne route, a plus.

Vincent