5 juin 2009

C'est reparti !

On a traîné un peu...
On n'est pas partis le premier juin parce que... je ne me souviens plus. Pas le deux non plus pour une autre raison. Puis, pas le trois --ça je me souviens-- parce qu'on a décidé d'aller acheter un «booster» de wi-fi chez Cellextreme à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«Paqueter le char» ne fut pas une mince affaire ! Quatre fauteuils démontés sur le toit, huit caissons de plastique pleins à ras bord de matériel de peinture (à l'huile!), ou de dessin, des trucs qu'on ne voulait pas abandonner, mon cerf-volant, l'antenne à wi-fi, les vêtements, une guitare (pas deux !) un ampli, une étagèer, un chevalet,...

Ouf ! On a l'air de Turcs de Belgique partant dans la famille d'Anatolie, ou de Mexicains rentrant au pays. Ben, ça tombe bien, c'est un peu ça qu'on est :-)

On est partis tard, donc. Et Gilles dit que si on roule trop le premier jour, « on se brûle »...
C'est lui qui conduit, c'est lui qui décide.
Cinq heures de route, donc, pour arriver au bord du Lac Ontario, sur la Baie de Quinte, plutôt, à Bayside. Un petit motel sans prétention, sur une rive charmante. On s'y est fait plein de petits amis :









Et... dodo à 9 heures !
Parfait, ça a permis de prendre très tôt la route. À 7 heures, on roulait.

Qu'elle est plate, sans intérêt, cette route qui longe la rive nord du Lac Ontario ! Et après Toronto (9-10 heures, ses bouchons...), vers Windsor ! On devait se pincer pour rester éveillés tant c'est morne !

Enfin, vers deux heures de l'après-midi, on arrive à la frontière. De quoi nous réveiller ? À peine.
On sentait bien que le douanier avait fort envie de fouiller ce véhicule plein comme un oeuf... Mais on sentait bien, aussi, que sa pause était proche et qu'entre emmerder un couple belgo-canadien ou aller se reposer, son cœur balançait.
Fort heureusement pour nous, il a opté pour la paresse !
Et comme mon visa obtenu de peine et de misère en mars dernier à la frontière mexicaine était encore valide, on est passés comme... un paquet à la poste.

Le Michigan, puis l'Ohio où on arrête faire des courses, et voilà déjà presque 4 heures, le temps de commencer à se trouver où dormir. Roule, roule... On opte pour Lima. Le premier motel annoncé est introuvable et on risque la panne d'essence. (C'est que ça consomme un max, un char chargé comme ça ! Et puis, ça a un tout petit réservoir, ce X-Trail...). On fait un pein, on repart, on essaie le motel suivant... Au secours !
Ça pue, c'est crasseux. La tenancière ressemble à une sorcière.

On passe au suivant, à quelques mètre. Parfait. Enfin... si on exclut les deux gros Noirs couverts de chaines en or comme voisins d'un côté et le trucker à t-shirt Harley de l'autre.

Ça ira. On mange nos provisions, relaxe... Je sens que la soirée ne sera pas longue.

1 commentaires:

Marcellino Dufournelli a dit…

Heureusement que vous avez bien rempli tous les papiers de douane...