30 avr. 2010

Non, non, non !

« Non, non, non ! Je n'irai pas au grenier pour retrouver les vaches ! »

C'est avec des phrases comme ça que je m'endors, le soir...
Et c'est à cause de mes lectures vespérales.

Voici donc ma chronique littéraire.

L'histoire des vaches au grenier, faudra que je relise les pages d'hier soir, voir si c'était vraiment dans Le Fusil à pétales (1), ou bien si c'est juste une interprétation du délire de ce bouquin. (Après vérification, il est bien question de grenier dans les dernières pages que j'ai lues, mais pas de vaches...)

Qui donc encore m'a laissé celui-là ? Paulo ?

Chaque soir que je le reprends, je re-vérifie que l'auteur est bien belge, tant ça sent le style de ces écrivains américains un peu SF, comme Frederic Brown...
Ou celui que j'ai bien aimé aussi mais que, à relire le dos, je finis par me demander si je l'ai vraiment lu... 25 histoires bizarres. (2)

J'ai un peu abandonné l'autre, de Paulo (je suis sûre, pour celui-là), Chagrin d'école. Je n'ai jamais vraiment aimé Pennac, qui me fait toujours le même effet que quand je retombe dans mes lectures d'adolescence. Quelques perles, oui, mais --on va mettre ça sur le compte de ma mémoire défaillante-- dont je ne me souviens déjà plus.

De Paulo, aussi, L'Élégance du hérisson (3). Ah, ça, oui ! amenez-en, des comme ça !
Sauf que ça ne dure que deux jours, évidemment.

Quoi d'autre, dans mes lectures apportées ?

Wisconsin (4), qui m'a bien duré une semaine, et qui me laisse un souvenir ému même si je serais bien incapable de vous le raconter.
Replay (5) dont je me souviens juste qu'il finit en eau de boudin, mais que j'y ai pris plaisir. Et même à l'eau de boudin.

Une découverte apportée par mes japanistes : Hakuri Marukami. Le passage de la nuit (un roman) et L'Éléphant s'évapore (des nouvelles). J'ai dévoré les deux, mais sans gourmandise, à petites gorgées comme un thé brûlant.

J'aime bien, ces histoires sans histoire, comme Le Passage de la nuit. Ces histoires où tout est question d'ambiance, et où on se fout bien de ce qui arrivera à la page suivante. D'ailleurs, il ne se passera rien. (Comme chez Garcia Marquez.)

Une lecture ratée; arrêtée à la page trois : La Vie comme elle va, d'Alexander McCall Smith.
Je déteste essayer de déchiffrer des noms illisibles. Changez-moi ces Mma Ramotswe, Gaborone, Mochudi, Sir Sereste Khama, Bangwato et J.L.B. Matekoni par des trucs que mon cerveau peut retenir à la première lecture --à la deuxième, voire--, et je continuerai peut-être.
Et surtout, ne m'en bourrez pas une page pleine !

Voilà. Reste un Requiem pour l'Est, d'Andreï Makine, à vous arracher le cœur tant c'est triste; et c'en est fini de mes dernières lectures.

Les deux Douglas Kennedy où il écrit au féminin valent juste la mention que je les ai lus en sautant trois pages sur quatre.

Le Fou du tzar (6) patiente sur ma table de nuit.
Quelques autres dans la bibliothèque.

Je vous raconterai, si ça vaut le coup.

(1) André-Marcel Adamek
(2) T. C. Boyle
(3) Muriel Barbery
(4) Mary R. Ellis
(5) Ken Grimwood
(6) Jaan Kross.

5 commentaires:

  1. Bonjour de Bruxelles
    Si tu veux de bonnes lectures au jour le jour:
    http://blog.monolecte.fr/
    Avec une très belle écriture
    Bises à vous et gare au pétrole!
    Georges

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  2. ho ça faisait longtemps...
    Dans les lectures d'adolescents, il y a Patrick Cauvin aussi...
    Vincent, Fr

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  3. William boyd
    bon allez je vais essayer de te l'envoyer par la poste,
    je l'ai racheté pour ça

    bises
    Anne-Catherine

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  4. @ Anne-Cath. :

    Envoie !
    Je ne sais pas si je le recevrai avant mon départ pour Montréal, mais je ferai attention à ne pas l'y acheter.
    Bon, comme je suis très loin d'avoir lu tous les livres, il n'y a pas de danger.

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  5. @ Vincent :

    Je n'ai pas ce même sentiment de honte (d'avoir aimé Pennac) en re-feuilletant Cauvin. Je l'ai aussi, par contre, en relisant Christiane Rochefort.

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