16 nov. 2011

Mauvaise nuit, bonne journée.

Hier, j'avais totalement démonté le iPhone 4 de mon voisin John pour en remplacer les panneaux avant et arrière, brisés lors d'une chute. John avait fait ses devoirs, visité les pages que je lui avais recommandées pour trouver les pièces de remplacement, les avait commandées et fait livrer par un ami.

Moi, la veille, j'avais réussi à remplacer avec succès la carte-mère de mon MacBook (trouvée à vil prix sur eBay). J'en étais encore toute sûre de moi et de mes tournevis...

Bref, John me demande s'il peut venir pour la chirurgie de son iPhone. « Chirurgie » n'est pas un vain mot... La plupart des vis mesurent 1,3 mm. 30 étapes de démontage, autant pour le remontage, d'après iFixit. La peur de ma vie, après le remontage... Marchera, marchera pas ?  Ça a marché.
John me doit 200$ de respect.

Bref, je m'endormais tranquillement après une éprouvante journée, comptant les connexions-déconnexions et dévissages-vissages (on a les moutons qu'on peut) quand j'ai senti quelque chose dans mon visage. Argh ! Une bête !
J'allume toutes les lumières et fouille sous le draps... Une cucaracha. Assommée déjà de la claque que je me suis mise dans la figure. J'envoie la chose dehors à l'aide de n'importe quoi qui m'évite de la toucher.
Mais il est hors de question que je retourne dans ce lit et espère m'y rendormir.

Petite nuit.

À 10h00, c'est l'inauguration du Centre culturel. Gros pontes politiques, fanfare, discours, hymne national, chansons.



Je m'y attendais si peu -ceux qui travaillent sur ce projet depuis si longtemps à faire des tâches ingrates se reconnaîtront- mais les premiers remerciements sont allés à Gilles et moi, pour le logo et tout le matériel de signature du centre. Si un habitant de la région ne savait pas qui on était, maintenant, ils savent.

C'est un beau logo, inspiré de la culture amérindienne (le serpent), mais on en a coupé la tête pour ne garder que la spirale représentant à nos yeux la diffusion de la culture et de la connaissance. Les Mexicains (comme tous les peuples immigrants d'Amérique)  méprisent un peu les aborigènes; la référence directe n'aurait pas été rassembleuse.



Puis on a coupé le ruban, et les curieux ont pu visiter les lieux. Les ados se sont précipités vers les ordinateurs et l'accès Internet gratuit.



Les gros pontes étaient invités ensuite à un lunch chez l'initiateur du projet, Leon "king of the hill" Pope. Nous aussi, mais pas les autres travailleurs de l'ombre. On a décliné pour venir prendre un café à la maison avec nos nouveaux amis montréalais.

Dans l'après-midi, Carmelita a appelé pour que je vienne la chercher. On est passées à la bibliothèque. On est entrées. Il n'y avait là que Leon et quelques responsables. Carmelita a filé vers la section «enfants», s'est pris un livre et s'est installée à une table de lecture. J'ai causé un peu avec les responsables histoire de savoir quoi dire aux Aticamais, quoi mettre dans le site Internet à propos des heures d'ouverture, des modalités d'abonnement... Quand il a été évident qu'ils voulaient fermer, j'ai appelé Carmelita. Elle a alors pris le premier signet de sa vie, pour le placer dans son premier livre pas fini de sa vie. Elle attend la vraie ouverture, lundi, avec impatience.

Si on a pu faire ça, tout ce travail est déjà un succès.

3 commentaires:

  1. Beau travail Amigos !

    Pour le moment, je n'ai accès au site qu'en langue anglaise.

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  2. Ah, ça, faut pas compter sur les gringos pour offrir la traduction ;-)
    Si jamais il y en a une, ce sera pour ma pomme !

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  3. Félicitations pour ce joli mandala unidimensionnel qui pourrait évoquer une ébauche de coalition culturelle.

    Jean

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