11 juin 2008

Pleasantville

Myrtle Beach, SC

Quitter la Cap Hatteras ne fut pas une mince affaire.
Déjà que LaFrite avait décidé de jouer la fée de l'air juste avant de partir... on l'a attendue plus d'une heure ! On l'attrappe donc, et on l'enferme dans la petite cage-valise qu'on avait pris la précaution d'acheter.
Le gros ? En le palpant la veille, on lui avait trouvé de grosses bibittes dans le poil. Le lendemain, je m'éveille en sursaut, saute sur Google images et tape « tiques ».
Asti !!!
Bref, on part. Avec l'oeil sur les bords de la route à la recherche d'un vétérinaire pour acheter du Frontline pour les deux.

On a libéré LaFrite. Premier arrêt pour le premier ferry : elle essaie de sortir par la fenêtre... Retour dans la cage !!! Deuxième ferry... Il est près de 7 heures quand on arrive de l'autre côté.

On prend donc le premier camping qui s'offre à nous, pour une seule nuit. Je demande une place à l'ombre, Gustave en a marre du soleil et du sable...
- Une place à l'ombre ? me répond l'hôte. Si vous étiez venue il y a quelques années, vous n'auriez eu d'autre choix !
- Aujourd'hui, avec les trois tornades qui nous sont passées dessus, je n'ai plus que ces quelques chicots d'arbres, mangés par les insectes !

Et Gustave continue à faire la gueule jusqu'à la brunante.

Et on repart ce matin. Tiens, LaFrite se tient peinarde. Héhé, elle aime pas ça, la cage, hein ?

En chemin, on trouve une clinique vétérinaire. J'en ressors allégée de 100 $ et alourdie de deux traitements de trois mois contre puces, mites et tiques.

C'est bizarre. Quand j'ai demandé du lait au magasin du camping ce matin, il m'a fallu répéter «milk» 5 fois, pour finir par demander de la crème pour mon café. Mais quand je rentre chez un vétérinaire et que je demande « du produit contre les tiques de mon chien », on me demande tout de suite de quelle race il est !
Ce que c'est que l'accent, hein !

On a besoin de refaire nos provisions et je m'étais promis de les faire dans un Food Lion, la version américaine du Delhaize le Lion belge (même image, même logo...). Manque de bol, ça fait 100 km que je n'en vois plus. Tant pis, on va ailleurs en se disant que la marque ne s'étend pas jusqu'ici.
Un mal pour un bien : juste à côté, il y a une caverne d'Ali Baba pour Gilles. Un magasin de cigares avec une immense chambre humidifiée, et des centaines de copies dominicaines de cigares cubains.

Bien sûr, quelques kilomètres plus loin, on tombe sur un Food Lion.
Je ne saurai pas si on y trouve du Maredsous :-)

Comme il se fait tard et que Myrtle Beach semble bien loin, je demande à Ginette-le-GPS s'il n'y aurait pas un camping au bord de la mer pas trop loin. Elle m'en trouve un qui nous oblige à sortir de notre route, mais pas trop. Arrivée prévue à 16h30.
Sauf que... C'est un burn, ce camping ! Mais Gilles a vu une indication « Carolina Beach Campground - 3 miles » et on roule. 3, puis 4, puis 5 miles. Puis jusqu'au bout de l'île. Et pas un seul camping.
Et encore un ferry !
Et en route pour Myrtle Beach quand même !

Le camping référencé dans Passport America est un vrai poème. Le vrai de vrai Pleasantville !!!
Demain, je vous fais des photos.

Allez, dodo. La connexion Wi-Fi ne fonctionne que dehors, et je suis mangée tout crue par les moustiques.

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