Monterrey, Nuevo Leon, Mexique
À minuit, Gilles se décide à aller prendre une douche avant le dodo.
Pouf ! , ça fait un peu plus loin, et on voit le tranfo d'un poteau du camping partir en fumée.
Pas d'électricité, pas de pompe. Pas de pompe, pas d'eau... Pas de douche.
Il se rabat pour une mini-saucette dans la piscine.
Après une nouvelle nuit sans électricité dans notre village mort, on se re-décide à passer la frontière, en sachant maintenant quelles portes frapper. En plus, on a trouvé des cartes bien détaillées chez Barnes & Noble.
Savoir, c'est beau, mais... On s'arrête à côté du breau des douanes américaines pour remettre mon visa temporaire. C'est pas le bon endroit. Passe de l'autre côté... Un autre truc impossible à faire. Ou faire la queue avec 200 Mexicains.
On tricotte dans la zone frontalière pendant une heure.
Pendant que je cherche, à pieds, Gilles se fait dire par un policier qu'il ne peut pas rester où il est avec le camper. Il s'explique et l'attendrit un peu en lui disant que sa femme est son problème :-)
Le policier finit par aller s'informer, et nous revient en disant qu'il suffit de remettre le papier au péage du pont du Rio Grande !
C'était si simple... Et aucun des 5 ou 6 officiers des douanes auquel j'ai parlé ne m'a dit ça.
Bon, la suite : les cartes de touristes et l'autorisation temporaire d'importation du véhicule.
On commence par rater l'entrée des bâtiments. On fait un grand tour dans lequel on manque dix fois de se perdre, puis on arrive enfin.
Le cirque commence.
On reçoit un numéro, le 766. On passe au guichet 1, où on remplit des formulaires. On le ramène, et ça va assez vite. Au guichet 2, on reçoit un autre document. Au 3, rien, c'est les douanes. Rien à déclarer. Au 4, on fait faire les photocopies de tous nos documents.
Puis, il faut attendre pour payer. Le guichet 6 affiche qu'il reçoit le numéro 732. Et ça a pas l'air d'aller fort vite. Et il fait chaud. Et LaFrite est dans le camper dans la fournaise.
Trois heures plus tard, c'est fait ! On a nos permis de touristes, et le fameux hologramme à apposer sur le pare-brise.
On rembarque, remet l'air climatisé, et on place LaFrite, amorphe, directement sur la sortie d'air froid. Tout va bien, elle se remet, elle recommence à nous emmerder !
Allez, vers Monterrey.
On traverse le joyeux bordel de Reynosa sans se perdre, collés sur l'arrière d'un autobus qui fait la navette. Nous voilà au Mexique !
Le GPS affiche bien la voiture, mais dans le champ, à plus de 500 mètre au nord de la route qu'il a tracée. L'autoroute à péage n'est tout simplment pas répertoriée...
Quelques centaines de kilomètres tranquilles sur l'autoroute à péage, histoire de s'acclimater à la conduite des autochtones. Les doubles remorques qui balancent leur cul de gauche à droite avec parfois des écarts assez effrayants, les voitures qui nous dépassent à 140 km/h et qu'on retrouve un peu plus loin dans le fossé après leur tête-à-queue...
Et voilà Monterrey.
Avec tout ça, il est déjà fort tard. Temps de se trouver où loger pour la nuit. On se dit que, sur le périphérique, on trouvera un hôtel où quêter une place de stationnement... le désert ! Rien, des usines, des raffineries, et aucune chance de trouver par ici. On quitte donc le périphérique pour se diriger vers le centre-ville. Sans plan, évidemment. À l'horizon sous le soleil couchant, se profilent des montagnes aux pics impressionnants.
Tiens, un motel. On entre avec le camper dans la cour sécurisée... « Désolés, la réception ferme à six heures. »
Un autre un peu plus loin. Les prix son affichés pour... un séjour de quatre heures ! Tout le personnel nous regarde en rigolant :-)
On continue... De plus en plus perdus.
On finit par trouver un WalMart. C'est une option, ils sont réputés pour permettre le stationnement de camping cars pendant la nuit. Mais il faut sortir LaFrite pour son pipi. Déjà qu'elle a été bien patiente toute cette journée... Trop tard ! Elle a chié sur le marche-pieds de Gilles ! En nettoyant, on avise des policiers en train d'inspecter un camion abandonné. « On est perdus, on vient du Canada, on cherche un hôtel et on ne sait pas où on est dans la ville... » Snif.
Note : ne jamais craindre les policiers. Gentils, souriants, serviables, ils inspectent le semblant de plan de ma carte, me montrent où on est, et comment rejoindre l'hôtel 88 à quelques rues de là.
Et nous y voici ! Avec cour sécurisée elle aussi. Et, fatigués comme on est, on décide de prendre une chambre. Une bonne nuit, à l'air climatisé, ça nous manquait. Et à LaFrite aussi, qu'on amène discrètement dans son panier-valise, et qui prend ses aises immédiatement et s'installe dans le lit de Gilles.
Dans la chambre, sur la table, un cendrier !!! Ça existe encore ? Tiens, et au resto aussi : chaises bleues pour non-fumeurs, chaises rouges section fumeurs...
Au matin, on profite de la connexion wi-fi pour appeler, skyper, lire les courriels et bloguer.
Allez, on retourne se perdre dans la ville, à la recherche de la sortie pour Torreon !
Romances, l'expo
-
J'ai eu le plaisir de scénariser deux fausses bandes-annonces pour
l'exposition ROMANCES de Lynda Gaudreau, présentée à la galerie VOX de
Montréal, du 24...
Il y a 3 mois
Vavavoum !
RépondreSupprimerVous êtes des chefs.
Et même si je reste silencieux, je n'en suis pas moins vos aventures avec grand plaisir et, allez avouons-le, une petite pointe de jalousie...
Profitez-en bien et bonne continuation. :)
--
Frédéric
Amusant, sauf quand Dame nature s'en mêle (ou s'emmêle), palpitant à suivre, instructif quand on a l'atlas Rand McNally sous la main, et surtout drôle et attachant par le style adopté depuis le début malgré les aléas.
RépondreSupprimerAu fait, en quoi la présence de cendriers au Mexique doit-elle représenter un objet d'étonnement ? Me semble que depuis que, plus au nord, on s'échine à nous montrer des dents pourries et des poumons délabrés sur les paquets de tabac, certaines conclusions auraient du vous sauter à l'esprit ?
Bon, "il" vient de finir de me dicter ce message pour aller s'en rouler trois ou quatre.
Bonne route, faites le plein de souvenirs,
Pen Duick
Jai ecris un beau text il y a 10 minutes. Je voulais me loger question de faire ca comme il le faut mais le foutu systeme de securite (mot ecris bizzare) je ne suis jamais capable de le decortiquer semblerait il. Bien frustrant. Merci ca fait du bien d en parler....
RépondreSupprimerBon je vais essayer de redire tous...
Bonjour a vous deux (et la Fritte). C est Jonatan. María José est au Mexique jusqu'au 3 aout. Si vous avez besoin d un petit coup de main dans la region de Tampico. Environ 6h de route de Monterrey vers l'Est. Ne vous gene pas de nous demander de l aide si vous avez besoin de quelque choses. Il y a peut etre de la famille dans la region ou vous ete. Vouci notre Skype. tampico27 .
Bonne route et faite attention a vous.
Jonatan Lamarre
María José Rangel Villalobos