Sous les restes humides de Dolly, on remballe le peu qu'on avait déballé. En route pour une petite épicerie au HEB, quelques bricoles pour améliorer le camper chez CampingWorld, un tour à la banque pour acheter des pesos, et en route pour la frontière.
On passe comme une lettre à la poste. Sauf que... euh... On n'a pas vu le bureau où je devais remettre mon permis de séjour (si je ne le remets pas, je serai considérée comme illégale dès le 15 août, et bonne chance pour repasser la frontière en revenant !) On n'a pas vu non plus le bureau où déclarer que le véhicule était en importation temporaire (pas d'hollogramme dans le pare-brise, ça vous attire les ennuis !)
Et Zut, on est déjà dans Reynosa, au Mexique !
Plus aucune indication. Seule une ville désolée, aux rues défoncées et innondées. Et Le GPS qui ne connaît toujours pas le Mexique, et pas pu trouver une seule carte détaillée du Mexique au Texas. Et notre camper sur lequel il semble qu'un autocollant géant est apposé, indiquant «touristes perdus»!
On tourne, on erre. Le GPS indique qu'on est au milieu du Rio Grande. On ne peut pas faire demi-tour; la voie qu'on suit est à sens unique, bordée de murs dont celui de droite, la frontière, est surmonté de barbelés. Tiens, une rue à gauche. On la prend ? Non. Une voiture, de l'eau jusqu'au milieu des portes, est poussée par trois enfants.
Oups, une mare immense devant nous. Tout le monde passe. On passe aussi. Une autre. Plus personne ne passe.
Alors, on fait demi tour.
On retrouve un semblant de route, on suit tout ce qui indique «USA» et, miracle, on retraverse le Rio Grande. On explique notre histoire aux douaniers.
Oui, mais, on vient du Mexique. Et on a un frigo.
Donc, faut fouiller !
Et voilà nos deux douaniers vidant sur le comptoir le contenu du frigo qu'on vient de remplir à l'épicerie américaine ! Ils regardent dédaigneusement notre paquet de jambon, inspectent le Wiskas de LaFrite pendant qu'on recherche la facture de l'épicerie...
Bon, ben... il est 5 heures. Pas vraiment le moment de s'en aller sur les routes défoncées du Mexique, sans carte et sans la moindre idée de l'endroit où on trouvera à s'arrêter...
Retour à Mission pour la nuit, donc, parmi nos arbres déracinés et nos tourterelles mortes.
Des lièvres errent, chassées d'on ne sait quels terriers innondés. L'électricité est revenue. L'eau aussi. Pas le cable pour la télé, mais l'antenne nous permet de voir quelques infos, quelques vues aériennes de la ville frontière à côté de laquelle on est passés, Hidalgo, entièrement innondée.
On remet ça demain !
Pour de bon, j'espère.
Romances, l'expo
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J'ai eu le plaisir de scénariser deux fausses bandes-annonces pour
l'exposition ROMANCES de Lynda Gaudreau, présentée à la galerie VOX de
Montréal, du 24...
Il y a 3 mois
Ouais, vous avez été chanceux, le Dieu Éole a eu pitié de vous !
RépondreSupprimerOn vient de me raconter la blague "Ost* d'vent". Pas mal bonne !
"Ils" vous la raconteront De Visu, elle serait un peu déplacée sur le net.
Bonne deuxième tentative, et attention aux nids d'autruche !
Pen Duick,