28 sept. 2008

Tropical

C'est dingue !
Je suis assise dans le camper, assise sur les marches, devant la porte ouverte, à contempler les éclairs.
Dedans, l'air climatisé.
Au travers de la [du] moustiquaire, un air chaud, lourd, humide semble combattre la fraîcheur.

Puis là, plus rien. Plus d'éclairs.
Et voilà la pluie, qui distille une bruine fraîche sur mon écran.

Le frigo n'était pas vide, quand on est partis.
On avait donné des instructions à Edwin en cas de panne de courrant, mais... panne de trois jours, et ni lui ni Lili n'ont pensé à mettre le frigo sur le système de propane !

Considérons le frigo comme vide ! Les surgelés sont collés au fond de leur réceptacle, le lait ressemble à un reste de ciment oublié. Les oeufs ? Je n'oserais pas y goûter. Seul le beurre semble avoir survécu.
Heureusement, le marchand de poisson est passé nous proposer sa pêche du jour en début d'après-midi. J'ai pris un petit kilo de filets d'un poisson dont j'ignore le nom, en échange d'un bref cours d'anglais à l'usage des marchands de poisson rencontrant des gringos, et de 3 dollars.
Grand bien m'en a pris : Lili etEdwin n'avaient rien à manger chez eux.
Gilles nous a cuisiné ça à la louisianaise (qu'il dit). Mais avec du sal, salsa y lemon, ça ressemblait plus à un poisson à la Piolin (le surnom d'Alberto, celui qui nous propose toute recette à cette mode) ! J'ai passé au micro-ondes les petites patates qui avaient survécu au dégel, réchauffé une conserve de légumes, déplié la table magique afin d'accomoder tout ce beau monde et bébé Gordito, et miom !
Edwin l'ado, le cochon, m'a presque vidé ma réserve de beurre sur les patates au four ! Une découverte pour lui, vraisemblablement ! Le beurre ou les patates ? Ou les deux ensemble ?
Il me semble qu'il y avait plus de beurre que de patates dans son assiette, par moments :-)

LaFrite se prélasse sur une chaise pliante. Pedro est sur l'autre.
Si d'aventure il se promène près d'elle, elle l'agace et lui file des coups de griffe sur le derrière.
Lui se venge en sautant sur le mollet de Gilles et le mordille.

Grosse vie sale !

Là, la nuit est pleine, sans plus aucune lumière. Le noir noir. Au loin à gauche, les lumières de Santa Cruz; mais à l'horizon, rien. Même pas les lumières des crevettiers qui le peuplaient hier.

L'air a rafraîchi depuis tout à l'heure. Et la pluie a cessé.

1 commentaire:

  1. Wow, on s'y croirait ! :)

    Je suis ravi de vous savoir rescapés de la civilisation et de retour auprès des valeurs vraies...

    Profitez bien.

    --
    Frédéric

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