19 mars 2009

On rushe !

On aimerait tout finir avant de partir, lundi, et on sait qu'on y arrivera pas.

Aujourd'hui, j'ai commencé à placer la céramique de la salle de bains, qu'on est allés acheter hier à Tepic. Je pensais pouvoir finir ça, et la cuisine, et le joint, tout ça aujourd'hui.
Au lieu de ça, il me reste un mur et demi à finir en céramique, toute la cuisine et tout le joint...
Et c'est pas faute d'aller vite, on dirait. « Anda machina », qu'ils disent de moi, les Mexicains.
« Muy rapida, Anna » et « muy traballadora ».

Je me suis vilainement ouvert le genou en essayant de détacher une tuile pas droite. Pas grave. le sang ne se verra pas sur la céramique du plancher. Mais j'avais plus de sparadrap (band aid); j'avais tout dépensé soit sur les bobos de chantier, soit, ces derniers jours, sur mes bouts de doigts bouffés par l'acide du ciment à joints du plancher... (il me restait intacts le pouce et l'annulaire de la main droite, le pouce, l'anulaire et l'auriculaire de la gauche... pas facile pour manier un clavier !) Je faisais la cuisine avec les gants de chirurgie de ma trousse de secours :)

Bon, je pensais avoir le temps de finir la céramique sur les terrasses, mais ce sera pour l'été. Sous la pluie.
Installer la toilette et la cuisine est prioritaire, si on veut qu'Isaïe habite la maison, la surveille, et s'occupe de LaFrite.

Les portes et les fenêtres sont arrivées aujourd'hui, avec près d'un mois de retard. Évidemment, une partie ne « fitte » pas dans les espaces qui leur sont destinées... Gilles regarde avec dépit les coups de burin dans le ciment, et sa belle peinture fraîche maculée de ciment à joints, d'éclats, de brûlures du poste à souder... On casse la maison pour faire entrer les portes !
Ils connaissent pas ça, les quelques millimètres en moins, et le silicone pour remplir les vides ???



Pancho et son demi-frère Tony, les ouvriers du ciment de la fin du chantier, repassent de temps en temps, émus et tristes. C'était le meilleur chantier de leur vie, cette maison; avec les douceurs, les chips, les bouteilles de Fanta, mes gâteaux aux bananes, les leçons de français et d'anglais, mes inventions céramiquières (mes pas de portes sont... «spéciaux»). Ils sont fiers de leur travail. Pancho est venu montrer ça à ses enfants, dimanche dernier. Tony est venu dire qu'il s'ennuyait des gâteaux aux bananes. Gilles lui a donné un pot de Nutella (une découverte) en lui conseillant d'apporter des bananes avant dimanche :-)

Les gargouilles sont installées :



Elles servent à évacuer l'eau de pluie du toit et des terrasses.

On se reposera comme ça au retour :



Dimanche, on devrait (!) emménager.
En tout cas, il faut vider cette maison-ci. Elle est vendue, et les propriétaires veulent y travailler durant notre absence.

Eeeeh ! que j'ai pas le goût de partir !

2 commentaires:

marc barrière a dit…

Salut Gilles,
Régent que j'ai croisé par hasard dans le Vieux Port m'a refilé ton adresse. Très beau projet! Content de te voir si en forme. Mon fils le plusse vieux, celui qui vient de publier son premier livre , l'Éléphant chez l'Hexagone, a lui aussi passé son hiver au Mexique (San Cristobal de las casas).

Au plaisir de te lire et de te revoir
Marc Barrière (www.marcbarriere.com)

Anonymous a dit…

Anne,
J'aimerais bien voir les pas de porte :-)
Armelle