14 juin 2009

Le retour à Los Cocos

Il fait si chaud !
Normalement, j'aime ça, la touffeur, ce sentiment qu'il faut à tout prix changer de mode de fonctionnement, avoir le geste plus lent, plus long; laisser tomber les normes, l'urgence, et puis la veste.
Mais là ! Il va nous falloir une bonne semaine pour se réacclimater !
Surtout que nos deux mois à Montréal n'avaient rien pour nous habituer à la chaleur...

On a commencé par rendre la maison à peu près habitable (Gilles a dû ranger ses velléités de perfections dans le placard... Ça n'a pris que 48 heures, il s'améliore), les modules de cuisine sont en place, les fauteuils Ikea sont montés. On peut manger, boire, dormir, prendre une douche, faire la vaisselle, écouter de la musique (on a emporté tous les CD), aller se baigner dans la mer (j'ai voulu ouvrir le cadenas de la grille qui nous en sépare : la moitié de la clé m'est restée dans la main - Robertoooo ! Ta pince monseigneur !!!) et j'ai récupéré ce matin mon antenne chez le voisin. Passons aux choses sérieuses.

J'ai 200 mètres carrés de céramique à placer avant les pluies (j'ai demandé de l'aide), houspiller Roberto pour qu'il installe la deuxième fosse septique, puis placer le drain pour l'eau de pluie, et pour finir (avec lui) égaliser le terrain pour y faire un jardin; houspiller aussi Luis qui fait les portes et les fenêtres, commander les moustiquaires aux vitriers (une compagnie fait les portes, une autre place les vitres), puis payer tout ce beau monde...

Après, il faut trouver une porte pour la salle de bains (les menuisier se prennent pour des orfèvres, ici !); le drap de lit tendu dans l'ouverture, ça fait pas trop discret; trouver LA machine à laver qui «fittera» dans l'espace du comptoir en ciment qui lui est réservé; et puis trouver les meubles qui auront à occuper tout cet espace. Un lit, des fauteuils, des bibliothèques,... pour l'instant, tout traîne à terre, les vêtement sont dans les caissons qu'on a utilisés pour transporter notre barda, les livres sont en piles sur la table de travail... inutilisable, du coup. Bref, c'est comme après un déménagement dont deux des trois camions se seraient perdus en route :-)

Au moins, on a replacé notre enseigne « bienvenidos, mi casa es su casa ». C'est le principal (malgré que Christina la voisine m'a bien encore répété que jamais-jamais-jamais il ne faut laisser un Mexicain prendre ses aises chez soi.)

Pas de nouvelles de Lafrite. Mais, après un voyage à San Blas cet après-midi, il manquait beaucoup de croc-croc dans le bol laissé dehors. On se cherche un bébé labrador. Elle a intérêt à revenir vite, si elle veut lui montrer qui est le boss ici !
Pour aller à San Blas et en revenir, Gilles a voulu essayer le chemin « alternatif », celui qui passe par la plage (20km, tout de même !) avec son X-Trail. Convaincant !!!

Faites-moi penser à vous raconter notre passage à la frontière mexicaine, puis la nuit au Holliday Inn de Monterrey, et l'autre à Lagos de Moreno.