7 juin 2009

Tennessee, Arkansas

On s'est levés tard. Un petit déjeuner infect (beignes et café pipi de chat) et on repart. But de la journée : Little Rock, Arkansas.

Rien de bien passionnant. En traversant la rivière Hatchi, on éternue; et en traversant le pont du Mississipi, il fait 32 degrés. Arrivés à Little Rock, 35.

Cette fin d'après-midi, je fume à côté de la porte de ma chambre de motel. Un Noir immense, âgé de 18 ans maximum, me demande s'il peut utiliser ma salle de bains. Il est en autobus, il y a une file de 20 personnes pour les toilettes prévues pour eux, et... c'est urgent.
Oui, que je lui dis.
Cinq minutes plus tard, il ressort, soulagé.

Quand je passe au lobby, un peu après, pour demander le mot de passe de leur connexion Internet, le gérant me tance : « Je vous ai vue laisser un inconnu entrer dans votre chambre. C'est mal. Ne faites jamais ça. »

Je n'aimerais pas vivre dans un pays où il faut constamment se méfier de son prochain.
(En passant, on dirait que tous les motels sont tenus par des Pakistanais, dans la région. )

On s'en est allés souper dans un resto du coin. Le choix n'est pas compliqué : on élimine le MacDo, le Burger King, le Alby's, le Waffle-je ne sais quoi et on prend ce qui reste, qui n'a pas l'air d'une chaîne.
Ce soir, c'était le « Chico ». On a refait connaissance avec les frijoles, les tamales, les fajitas et la salsa. Et avec notre espagnol.