16 juil. 2013

Booooon... bon bon bon...

Les voisins sont en voyage.
Comme chaque fois qu'ils partent, ils demandent à la femme de ménage, Sandra, de venir surveiller. leur maison chaque nuit.

Dimanche soir, leurs chiens aboyaient sans répit. Les deux chiens qui squattent le café aboient aussi.
Nous, on a de la visite pour quelques jours, des amis d'Antonin et leur petite fille.
Tant que nos chiens sont tranquilles, on laisse la caravane passer.

Bref, on cause autour de la table, je vais me coucher, la maman et la petite aussi, on laisse les gars.
Ils vont se rafraîchir dans la piscine.

À minuit passé, le téléphone sonne. C'est Sandra.
Elle dit qu'il y a un bandit dans l'escalier et me demande le numéro de téléphone de la police d'Aticama. J'ai pas ça en mémoire, je suis à moitié endormie, alors je lui dis que je la rappelle dans cinq minutes.

Je m'habille, trouve le carnet d'adresses qui ne sert jamais, rappelle Sandra. Pas de réponse.
Deuxième tentative avec le cellulaire... Rien.
J'alerte les gars. On y va ?
Le temps qu'ils sortent de l'eau et se rendent à moitié décents, j'ai réussi à parler à Sandra, qui appelle aussitôt la police.

On y va. On se promène partout avec nos lampes de poches, rien. Pas de bandit.
Cinq minutes plus tard, deux policiers arrivent, serrent des mains. Sortent leurs guns, font vaguement le tour sans même oser monter voir en haut de l'escalier.

On rentre à la maison, les policiers aussi, non sans avoir insisté pour nous montrer les belles balles que contient leur gun...

La nuit suivante (hier), même scénario : les chiens de John qui jappent à s'en étouffer, Oso et Osa, mes squatteurs aussi. Je sors avec une lampe de poche voir ce que font Oso et Osa.
Bah... rien, semble-t-il. On dirait qu'il y a un chat en face de chez John; les deux mongols aboient et ça excite ceux de John. Je rentre après avoir sermonné mes amis involontaires.

Cinq minutes plus tard, ils recommencent. Je retourne et regarde de plus près ce qui les énerve tant.
Ça :



A kitty, anyone ?

Plus tard, on a entendu que le mari de Sandra avait suivi les directives de John : «quand tu vois quelque chose de suspect, tu prends mon "45" et tu tires en l'air ».

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